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terça-feira, 29 de novembro de 2011

Correspondance entre le Cardinal Ottaviani et Mgr Lefebvre (1966)

 

LETTRE SECRETE DU CARDINAL OTTAVIANI
Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi
Prot. N 871/66
Rome, le 24 juillet 1966 Piazza del S. Uffizio, 11
Comme le deuxième concile œcuménique du Vatican, récemment heureusement clos, a promulgué des documents très sages, soit en matière doctrinale, soit en matière disciplinaire, pour promouvoir efficacement la vie de l'Eglise, il incombe à tout le peuple de Dieu une grave charge, celle de faire tous les efforts pour mener à son application tout ce qui, dans cette grande assemblée d'évêques présidée par le Souverain Pontife, a été solennellement proposé ou décrété.
Or il appartient à la hiérarchie, c'est son droit et son office, de veiller, diriger, promouvoir le mouvement de renouveau commencé par le Concile, afin que les documents et décrets de ce même Concile reçoivent une droite interprétation et soient mis en application en observant strictement la vigueur et l'esprit de ces mêmes documents. Ce sont en effet les évêques qui doivent protéger cette doctrine, eux qui jouissent sous leur chef qui est Pierre, de la fonction d'enseigner avec autorité. Et c'est louablement que de nombreux Pasteurs se sont déjà mis à expliquer de manière apte la doctrine du Concile.
Il est néanmoins à déplorer que de divers côtés des nouvelles peu réjouissantes soient parvenues d'abus croissants dans l'interprétation de la doctrine du Concile, ainsi que d'opinions vagabondes et audacieuses surgissant çà et là, qui ne pervertissent pas peu l'esprit de nombreux fidèles. II faut louer les études et les efforts d'investigation plus complète de la vérité, qui distinguent à juste titre entre ce qui est à croire et ce qui est objet d'opinion libre ; mais à l'examen des documents soumis à cette Sacrée Congrégation, il appert qu'un nombre non négligeable de thèses outrepassent facilement les limites de la simple opinion ou de l'hypothèse et semblent affecter en une certaine mesure le dogme lui-même et les fondements de la foi.
Il est à propos de toucher à titre d'exemples certaines de ces thèses et erreurs, telles qu'elles se manifestent par les rapports d'hommes doctes ou dans des écrits publiés.
1) Vient d'abord la Révélation sacrée elle-même : il en est qui recourent à la Sainte Ecriture en mettant sciemment de côté la Tradition, ils réduisent aussi l'amplitude et la force de l'inspiration et de l'inerrance bibliques et n'ont pas une idée correcte de la valeur des textes historiques.
2) En ce qui concerne la doctrine de la foi, on dit que les formules dogmatiques sont soumises à l'évolution historique, de telle sorte que leur sens objectif lui-même est soumis au changement.
3) Le magistère ordinaire de l'Eglise, surtout celui du Pontife romain, est parfois si négligé et mésestimé, qu'il est presque relégué dans la région des libres opinions.
4) La vérité objective et absolue, ferme et immuable, n'est presque pas admise par certains, qui soumettent toutes choses à un certain relativisme et ceci pour la raison fallacieuse que toute vérité suit nécessairement le rythme de l'évolution de la conscience et de l'histoire.
5) La personne adorable elle-même de Jésus-Christ est atteinte, lorsqu'en repensant la christologie, tels concepts de personne et de nature sont employés, qui sont difficilement compatibles avec les définitions dogmatiques. Il rampe un certain humanisme christologique, selon lequel le Christ est réduit à la condition d'un simple homme, qui aurait acquis peu à peu la conscience de sa Filiation divine. Sa conception miraculeuse, Ses miracles, Sa Résurrection même sont concédés verbalement mais en réalité sont ramenés à l'ordre purement naturel.
6) De même dans le traité théologique des sacrements, on ignore ou on ne tient pas suffisamment compte de certains éléments, surtout en ce qui concerne la très sainte Eucharistie. Il n'en manque pas qui traitent de la présence réelle du Christ sous les espèces du pain et du vin en favorisant un symbolisme exagéré, tout comme si le pain et le vin n'étaient pas convertis en le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ par la transsubstantiation, mais étaient simplement transférés vers une certaine signification. Il en est aussi qui avancent plus que de raison le concept d'agapes pour la messe, avant l'idée de Sacrifice.
7) Certains préférant expliquer le sacrement de Pénitence comme un moyen de réconciliation avec l'Eglise, n'expriment pas assez la réconciliation avec Dieu offensé Lui-même. Ils prétendent qu'à la célébration de ce sacrement n'est pas nécessaire la confession personnelle des péchés, mais ils se contentent d'exprimer seulement la fonction sociale de réconciliation avec 1'Eglise.
8) II n'en manque pas non plus qui mésestiment la doctrine du concile de Trente sur le péché originel ou la commentent de telle manière que la faute originelle d'Adam et la transmission même du péché sont offusquées.
9) Des erreurs non moindres sont répandues dans le domaine de la théologie morale. En effet certains, non en petit nombre, osent rejeter la règle objective de la moralité ; d'autres n'acceptent pas la loi naturelle, mais affirment la légitimité de la morale de situation, comme ils disent. Des opinions pernicieuses sont proposées sur la moralité et la responsabilité en matière sexuelle et matrimoniale.
10) A toutes ces choses il faut ajouter une note sur l'œcuménisme. Le Siège Apostolique loue tout à fait ceux qui, dans l'esprit du décret conciliaire sur l'œcuménisme, promeuvent les initiatives en vue de favoriser la charité envers les frères séparés et de les attirer à l'unité de l'Eglise, mais il déplore qu'il n'en manque pas qui, interprétant à leur manière le décret conciliaire, réclament telle action œcuménique qui offense la vérité sur l'unité de la foi et de l'Eglise, favorisant un dangereux irénisme et l'indifférentisme, qui assurément est totalement étranger à l'esprit du Concile.
Les erreurs et périls de ce genre, éparpillés sans doute çà et là, se trouvent néanmoins réunis en cette lettre en une synthèse sommaire et proposés aux Ordinaires, afin que chacun selon sa charge et son office prenne soin de les réprimer ou de les prévenir.
Ce Sacré Dicastère prie en outre instamment les mêmes Ordinaires des lieux, réunis en leurs conférences épiscopales respectives, de s'en occuper et d'en référer opportunément au Saint-Siège et de livrer leurs réflexions avant la fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ de l'année courante.
Cette lettre, qu'une évidente raison de prudence interdit de rendre publique, que les Ordinaires et ceux, quels qu'ils soient, à qui ils auront estimé juste de la communiquer, la couvrent d'un strict secret.
A.      Card. OTTAVIANI préfet
REPONSE DE MGR LEFEBVRE
Rome, le 20 décembre 1966
Eminence révérendissime,
Votre lettre du 24 juillet concernant la mise en doute de certaines vérités a été communiquée par les soins de notre secrétariat à tous nos supérieurs majeurs.
Peu de réponses nous sont parvenues. Celles qui nous sont parvenues d'Afrique ne nient pas qu'une grande confusion règne actuellement dans les esprits. Si ces vérités ne paraissent pas mises en doute, cependant dans la pratique on assiste à une diminution de ferveur et de régularité dans la réception des sacrements, surtout du sacrement de pénitence. On constate un respect très diminué de la Sainte Eucharistie surtout de la part des prêtres, une raréfaction des vocations sacerdotales dans les missions de langue française ; celles de langues anglaise et portugaise sont moins touchées par l'esprit nouveau, mais les revues et journaux y diffusent déjà les théories les plus avancées.
Il semble que la cause du petit nombre de réponses reçues provienne de la difficulté de saisir ces erreurs qui sont partout diffuses ; le mal se situe surtout dans une littérature qui sème la confusion dans les esprits par des descriptions ambiguës, équivoques, mais sous lesquelles on découvre une nouvelle religion.
Je crois de mon devoir de vous exposer en toute clarté ce qui ressort de mes conversations avec de nombreux évêques, prêtres, laïcs d'Europe et d'Afrique, qui ressort aussi de mes lectures en pays anglais et français.
Volontiers je suivrais l'ordre des vérités énoncées dans votre lettre, mais j'ose dire que le mal actuel me paraît beaucoup plus grave que la négation ou mise en doute d'une vérité de notre foi. Il se manifeste de nos jours par une confusion extrême des idées, par la désagrégation des institutions de l'Eglise, institutions religieuses, séminaires, écoles catholiques, en définitive de ce qui a été le soutien permanent de l'Église, mais il n'est autre que la continuation logique des hérésies et erreurs qui minent l'Eglise depuis les derniers siècles, spécialement depuis le libéralisme du dernier siècle qui s'est efforcé à tout prix de concilier l'Eglise et les idées qui ont abouti à la Révolution.
Dans la mesure où l'Eglise s'est opposée à ces idées qui vont a l'encontre de la saine philosophie et de la théologie, elle a progressé : au contraire toute compromission avec ces idées subversives a provoqué un alignement de l'Église dans le droit commun et le risque de la rendre esclave des sociétés civiles. Chaque fois d'ailleurs que des groupes de catholiques se sont laissés attirer par ces mythes, les Papes, courageusement, les ont rappelés à l'ordre, les ont éclairés et s'il le fallait condamnés. Le libéralisme catholique est condamné par Pie IX, le modernisme par Léon XIII, le sillonisme par saint Pie X, le communisme par Pie XI, le néo-modernisme par Pie XII. Grâce à cette admirable vigilance, l'Église se consolide et se développe. Les conversions de païens, de protestants sont très nombreuses : l'hérésie est en déroute complète, les États acceptent une législation plus catholique.
Cependant des groupes de religieux imbus de ces idées fausses réussissent à les répandre dans l'Action catholique, dans les séminaires grâce à une certaine indulgence des évêques et la tolérance de certains dicastères romains. Bientôt c'est parmi ces prêtres que seront choisis les évêques.
C'est ici que se situe alors le Concile qui s'apprêtait par les Commissions préparatoires à proclamer la vérité face à ces erreurs afin de les faire disparaître pour longtemps du milieu de l'Eglise. C'eût été la fin du protestantisme et le commencement d'une nouvelle ère féconde pour l'Eglise.
Or cette préparation a été odieusement rejetée pour faire place à la plus grave tragédie qu'a jamais subie l'Église. Nous avons assisté au mariage de l'Église 1avec les idées libérales. Ce serait nier l'évidence, se fermer les yeux que de ne pas affirmer courageusement que le Concile a permis à ceux qui professent les erreurs et les tendances condamnées par les Papes, ci-dessus nommés, de croire légitimement que leurs doctrines étaient désormais approuvées.
Alors que le Concile se préparait à être une nuée lumineuse dans le monde d'aujourd'hui si l'on avait utilisé les textes préconciliaires dans lesquels on trouvait une profession solennelle de doctrine sûre au regard des problèmes modernes, on peut et on doit malheureusement affirmer : Que, d'une manière à peu près générale, lorsque le Concile a innové, il a ébranlé la certitude de vérités enseignées par le Magistère authentique de l'Eglise comme appartenant définitivement au trésor de la Tradition.
Qu'il s'agisse de la transmission de la juridiction des évêques, des deux sources de la Révélation, de l'inspiration scripturaire, de la nécessité de la grâce pour la justification, de la nécessité du baptême catholique, de la vie de la grâce chez les hérétiques, schismatiques et païens, des fins du mariage, de la liberté religieuse, des fins dernières, etc... Sur ces points fondamentaux, la doctrine traditionnelle était claire et enseignée unanimement dans les universités catholiques.
Or, de nombreux textes du Concile sur ces vérités permettent désormais d'en douter. Les conséquences en ont été rapidement tirées et appliquées dans la vie de l'Église :
- Les doutes sur la nécessité de l'Église et des sacrements entraînent la disparition des vocations sacerdotales.
- Les doutes sur la nécessité et la nature de la "conversion" de toute âme entraînent la disparition des vocations religieuses, la ruine de la spiritualité traditionnelle dans les noviciats, l'inutilité des missions.
- Les doutes sur la légitimité de l'autorité et l'exigence de l'obéissance provoqués par l'exaltation de la dignité humaine, de l'autonomie de la conscience, de la liberté, ébranlent toutes les sociétés en commençant par l'Église, les sociétés religieuses, les diocèses, la société civile, la famille. L'orgueil a pour suite normale toutes les concupiscences des yeux et de la chair. C'est peut-être une des constatations les plus affreuses de notre époque de voir à quelle déchéance morale sont parvenues la plupart des publications catholiques. On y parle sans aucune retenue de la sexualité, de la limitation des naissances par tous les moyens, de la légitimité du divorce, de l'éducation mixte, du flirt, des bals comme moyens nécessaires de l'éducation chrétienne, du célibat des prêtres, etc.
- Les doutes sur la nécessité de la grâce pour être sauvé provoquent la mésestime du baptême désormais remis à plus tard, l'abandon du sacrement de pénitence. Il s'agit d'ailleurs surtout d'une attitude des prêtres et non des fidèles. Il en est de même pour la présence réelle : ce sont les prêtres qui agissent comme s'ils ne croyaient plus, en cachant la Sainte Réserve, en supprimant toutes les marques de respect envers le Saint Sacrement, et toutes les cérémonies en son honneur.
- Les doutes sur la nécessité de l'Église source unique de salut, sur l'Église catholique seule vraie religion, provenant des déclarations sur l'œcuménisme et la liberté religieuse, détruisent l'autorité du Magistère de l'Eglise. En effet, Rome n'est plus la "Magistra Veritatis" unique et nécessaire.
Il faut donc, acculé par les faits, conclure que le Concile a favorisé d'une manière inconcevable la diffusion des erreurs libérales. La foi, la morale, la discipline ecclésiastique sont ébranlées dans leurs fondements, selon les prédictions de tous les Papes.
La destruction de l'Église avance à pas rapides. Par une autorité exagérée donnée aux conférences épiscopales, le Souverain pontife s'est rendu impuissant. En une seule année, que d'exemples douloureux ! Cependant le Successeur de Pierre et lui seul peut sauver l'Eglise.
Que le Saint Père s'entoure de vigoureux défenseurs de la foi, qu'il les désigne dans les diocèses importants. Qu'il daigne par des documents importants proclamer la vérité, poursuivre l'erreur, sans crainte des contradictions, sans crainte des schismes, sans crainte de remettre en cause les dispositions pastorales du Concile.
Daigne le Saint-Père : encourager les évêques à redresser la foi et les mœurs individuellement, chacun dans leurs diocèses respectifs, comme il convient à tout bon pasteur ; soutenir les évêques courageux, les inciter à réformer leurs séminaires, à y restaurer les études selon saint Thomas ; encourager les supérieurs généraux à maintenir dans les noviciats et les communautés les principes fondamentaux de toute ascèse chrétienne, surtout l'obéissance ; encourager le développement des écoles catholiques, la presse de saine doctrine, les associations de familles chrétiennes enfin réprimander les fauteurs d'erreurs et les réduire au silence. Les allocutions des mercredis ne peuvent remplacer les encycliques, les mandements, les lettres aux évêques.
Sans doute suis-je bien téméraire de m'exprimer de cette manière ! Mais c'est d'un amour ardent que je compose ces lignes, amour de la gloire de Dieu, amour de Jésus, amour de Marie, de son Église, du Successeur de Pierre, évêque de Rome. Vicaire de Jésus-Christ.
Daigne l'Esprit-Saint, auquel est voué notre Congrégation, venir en aide au Pasteur de l'Eglise universelle.
Que Votre Eminence daigne agréer l'assurance de mon très respectueux dévouement en Notre-Seigneur.
+ Marcel LEFEBVRE
archevêque tit. De Synnada in Phrrygia supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit.


[1] http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2006/002_2006/VM-2006-02-17/VM-2006-02-05-C03-Reseau-Allemand.htm
[2] www.rore-sanctifica.org

Carta dos Cardeais Ottaviani e Bacci à Sua Santidade Papa Paulo VI

Carta dos Cardeais Ottaviani e Bacci
à Sua Santidade Papa Paulo VI,
sobre o novo Missal - (Novus Ordo Missae).
 
(No pontificado do Papa Paulo VI, era o Cardeal responsável pela secretaria  que hoje equivale a - Congregação Para A Doutrina Da Fé – que o Cardeal Ratzinger, hoje Papa Bento XVI,  ocupou durante o pontificado de João Paulo II)
 
Roma, 25 de setembro de 1969.
        
 
Santíssimo Padre,
 
 
Tendo cuidadosamente examinado e apresentado ao escrutínio de outros a Nova Ordenação da Missa preparada pelos especialistas do Comitê para a Implementação da Constituição da Sagrada Liturgia (Consilium ad exequendam Constitutionem de Sacra Liturgia), e após longa oração e reflexão, sentimo-nos obrigados perante Deus e Sua Santidade a apresentar as seguintes considerações:
 
1. O seguinte Estudo Crítico é o trabalho de um grupo seleto de bispos, teólogos, liturgistas e pastores de almas. A despeito de sua brevidade, o estudo demonstra de forma bastante clara que a Novus Ordo Missae – considerando-se os novos elementos amplamente suscetíveis a muitas interpretações diferentes que estão nela implícitos ou são tomados como certos representa, tanto em seu todo como nos detalhes, um surpreendente afastamento da teologia católica da Missa tal qual formulada na sessão 22 do Concílio de Trento. Os “cânones” do rito definitivamente fixado naquele tempo constituíam uma barreira intransponível contra qualquer tipo de heresia que pudesse atacar a integridade do Mistério.
 
2. As razões pastorais apresentadas para justificar uma ruptura tão grave, ainda que tais razões pudessem ser sustentadas em face das considerações doutrinárias, não parecem ser suficientes. As inovações na Novus Ordo e o fato de que tudo o que possui um valor perene encontra ali apenas um lugar secundário – se é que continua a existir – poderiam muito bem transformar em certeza as suspeitas, infelizmente já dominantes em muitos círculos, de que as verdades que sempre foram objeto de crença pelos cristãos podem ser alteradas ou ignoradas sem infidelidade ao sagrado depósito da doutrina ao qual a fé católica está para sempre ligada. As reformas recentes demonstraram amplamente que novas alterações na liturgia não podem ser efetuadas sem levar à completa confusão por parte dos fiéis, os quais já demonstram sinais de relutância e um indubitável afrouxamento da fé. Entre os melhores clérigos, o resultado é uma agonizante crise de consciência, da qual um sem número de exemplos chega a nós diariamente.
 
3. Estamos certos, instigados pelo que ouvimos da voz dos pastores e do rebanho, de que estas considerações encontrarão eco no coração de Sua Santidade, sempre tão profundamente solícito às necessidades espirituais dos filhos da Igreja. Os sujeitos a quem uma lei se dirige sempre tiveram o direito, mais do que isto, o dever, de pedir ao legislador que ab-rogue esta lei uma vez que ela prove ser danosa. Portanto, em um momento em que a pureza da fé e a unidade da Igreja sofrem cruéis lacerações e um perigo ainda maior, diária e dolorosamente ecoado nas palavras de nosso Pai comum, nós fervorosamente rogamos a Vossa Santidade para que não nos prive da possibilidade de continuarmos a ter acesso à integridade fecunda do Missale Romanun de São Pio V, tão louvado por Sua Santidade e tão profundamente amado e venerado por todo o mundo católico.
 
 
Card. A. Ottaviani                                         Card A. Bacci

Letter from Cardinals Ottaviani and Bacci to His Holiness Pope Paul VI September 25th, 1969

http://www.sspx.org/news/is_new_mass_legit/cardinals_ottaviani_bacci200.jpg
Letter from Cardinals Ottaviani and Bacci to His Holiness Pope Paul VI
September 25th, 1969
Most Holy Father, Having carefully examined, and presented for the scrutiny of others, the Novus Ordo Missae prepared by the experts of the Consilium ad exequendam Constitutionem de Sacra Liturgia, and after lengthy prayer and reflection, we feel it to be our bounden duty in the sight of God and towards Your Holiness, to put before you the following considerations:

1. The accompanying critical study of the Novus Ordo Missae, the work of a group of theologians, liturgists and pastors of souls, shows quite clearly in spite of its brevity that if we consider the innovations implied or taken for granted which may of course be evaluated in different ways, the Novus Ordo represents, both as a whole and in its details, a striking departure from the Catholic theology of the Mass as it was formulated in Session XXII of the Council of Trent. The "canons" of the rite definitively fixed at that time provided an insurmountable barrier to any heresy directed against the integrity of the Mystery.

2. The pastoral reasons adduced to support such a grave break with tradition, even if such reasons could be regarded as holding good in the face of doctrinal considerations, do not seem to us sufficient. The innovations in the Novus Ordo and the fact that all that is of perennial value finds only a minor place, if it subsists at all, could well turn into a certainty the suspicions already prevalent, alas, in many circles, that truths which have always been believed by the Christian people, can be changed or ignored without infidelity to that sacred deposit of doctrine to which the Catholic faith is bound for ever. Recent reforms have amply demonstrated that fresh changes in the liturgy could lead to nothing but complete bewilderment on the part of the faithful who are already showing signs of restiveness and of an indubitable lessening of faith.

Amongst the best of the clergy the practical result is an agonising crisis of conscience of which innumerable instances come tour notice daily.

3. We are certain that these considerations, which can only reach Your Holiness by the living voice of both shepherds and flock, cannot but find an echo in Your paternal heart, always so profoundly solicitous for the spiritual needs of the children of the Church. It has always been the case that when a law meant for the good of subjects proves to be on the contrary harmful, those subjects have the right, nay the duty of asking with filial trust for the abrogation of that law.

Therefore we most earnestly beseech Your Holiness, at a time of such painful divisions and ever-increasing perils for the purity of the Faith and the unity of the church, lamented by You our common Father, not to deprive us of the possibility of continuing to have recourse to the fruitful integrity of that Missale Romanum of St. Pius V, so highly praised by Your Holiness and so deeply loved and venerated by the whole Catholic world.

A. Card. Ottaviani
A. Card. Bacci 
 
http://fisheaters.com/ottavianiintervention.html

Breve esame critico del (Novus Ordo Missæ) Presentato al Pontefice Paolo VI dai Cardinali Ottaviani e Bacci

  Come dimostra sufficientemente il pur breve esame critico allegato - opera di uno scelto gruppo di teologi, liturgisti e pastori d’anime - il Novu Ordo Missæ, considerati gli elementi nuovi, suscettibili di pur diversa valutazione, che vi appaiono sottesi ed implicati, rappresenta, sia nel suo insieme come nei particolari, un impressionante allontanamento dalla teologia cattolica della Santa Messa, quale fu formulata nella Sessione XXII del Concilio Tridentino, il quale, fissando definitivamente i «canoni» del rito, eresse una barriera invalicabile contro qualunque eresia che intaccasse l’integrità del magistero.

File:AlfredoOttaviani.jpg
 

denuncia di due cardinali a Paolo VI, contro la “messa riformata”

Lettera di presentazione a Paolo VI
Beatissimo Padre, esaminato e fatto esaminare il Novus Ordo preparato dagli esperti del Consilium ad exquendam Constitutionem de Sacra Liturgia, dopo una lunga riflessione e preghiera sentiamo il dovere, dinanzi a Dio ed alla Santità Vostra, di esprimere le considerazioni seguenti:
1) Come dimostra sufficientemente il pur breve esame critico allegato - opera di uno scelto gruppo di teologi, liturgisti e pastori d’anime - il Novu Ordo Missæ, considerati gli elementi nuovi, suscettibili di pur diversa valutazione, che vi appaiono sottesi ed implicati, rappresenta, sia nel suo insieme come nei particolari, un impressionante allontanamento dalla teologia cattolica della Santa Messa, quale fu formulata nella Sessione XXII del Concilio Tridentino, il quale, fissando definitivamente i «canoni» del rito, eresse una barriera invalicabile contro qualunque eresia che intaccasse l’integrità del magistero.
2) Le ragioni pastorali addotte a sostegno di tale gravissima frattura - anche se di fronte alle ragioni dottrinali avessero diritto di sussistere - non appaiono sufficienti. Quanto di nuovo appare nel Novus Ordo Missæ e, per contro, quanto di perenne vi trova soltanto un posto minore o diverso, se pure ancora ve lo trova, potrebbe dar forza di certezza al dubbio - già serpeggiante purtroppo in numerosi ambienti - che verità sempre credute dal popolo cristiano possano mutarsi o tacersi senza infedeltà al sacro deposito dottrinale cui la fede cattolica è vincolata in eterno. Le recenti riforme hanno dimostrato a sufficienza che nuovi mutamenti nella liturgia non porterebbero se non al totale disorientamento dei fedeli che già danno segni di insofferenza e di inequivocabile diminuzione di fede. Nella parte migliore del Clero ciò si concreta in una torturante crisi di coscienza di cui abbiamo innumerevoli e quotidiane testimonianze.
3) Siamo certi che questa considerazioni, che possono giungere soltanto dalla viva voce dei pastori e del gregge, non potranno non trovare un’eco nel cuore paterno di Vostra Santità, sempre cosí profondamente sollecito dei bisogni spirituali dei figli della Chiesa. Sempre i sudditi, al cui bene è intesa una legge, laddove questa si dimostri viceversa nociva, hanno avuto, piú che il diritto, il dovere di chiedere con filiale fiducia al legislatore l’abrogazione della legge stessa.
Supplichiamo perciò istantemente la Santità Vostra di non volerci togliere - in un momento di cosí dolorose lacerazioni e di sempre maggiori pericoli per la purezza della Fede e l’unità della Chiesa, che trovano eco quotidiana e dolente nella voce del Padre comune - la possibilità di continuare a ricorrere alla integrità feconda di quel Missale Romanum di San Pio V dalla Santità Vostra cosí altamente lodato e dall’intero mondo cattolico cosí profondamente venerato ed amato.
A. Card. Ottaviani A. Card. Bacci

NOVEDAD: CALENDARIO LITÚRGICO DE LA FORMA EXTRAORDINARIA 2011-2012

Calendario litúrgico de la Forma Extraordinaria 2011-2012. (184 páginas). Encuadernación en espiral con tapa plástica traslúcida. Este calendario contiene el ordo diario de la misa y del oficio divino de todo el año litúrgico, con introducciones a las tiempos litúrgicos y sus normas, a las fiestas más importantes y a algunas peculiaridades de la forma extraordinaria del Rito Romano. Además contiene en Apéndice, las lecciones contratas de la fiesta de los santos aprobadas para el Calendario Nacional del Reino de España (1963).

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o llamando al (00 34) 619 011 226

Hermanos de la Fraternidad de Cristo Sacerdote y Santa María Reina
Pasaje de las Hazas, 2 Bº N
45002 TOLEDO (ESPAÑA)

Archbishop of Ottawa Confers Minor Orders at FSSP Seminary


 

For the past week and a half or so, I've been meaning to find an opportunity to share the following photos, which will give us some more views of the FSSP's splendid new chapel in their North American seminary, but also a view into something we do not show here too often: the conferral of the minor orders.

Archbishop Terrence Prendergast, the bishop of Ottawa (Canada), conferred the minor orders of porter, lector, acolyte and exorcist on November 13th. But before we turn to the photos, here is what Archbishop Prendergast said on his own blog about this:

Some time back, I was invited to travel to Our Lady of Guadalupe Seminary (OLGS) outside Lincoln, Nebraska to officiate at the conferral of minor orders for seminarians of the Priestly Fraternity of St. Peter (FSSP).

Having had good relations with the FSSP priests at Ottawa's St. Clement Parish... I was open to the suggestion even though I had only rarely celebrated in the Extraordinary Form (EO), which follows the Missal of John XXIII of 1962, that I had known in my early formation from having served Mass.

So we fixed on the second weekend in November and agreed that the staff and seminarians of OLGS would assist me in coping with the liturgical requirements of a Pontifical High Mass.

... During my stay I learned that Ottawa was the first diocese in the world to entrust a parish to the care of the Fraternity!




Those receiving the minor order of Porter place their hands upon keys


The book of the epistles are handed to those receiving the minor order of Lector


A book containing the rite of exorcism is placed in the hands of those receiving the minor order of Exorcist


Candle and cruets (see below) are the symbols associated with the minor order of Acolyte









Images: FSSP, Alex Begin
 
http://www.newliturgicalmovement.org/2011/11/archbishop-of-ottawa-confers-minor.html

segunda-feira, 28 de novembro de 2011

# Interview with the SSPX Superior General: The Doct... # Intervista con il Superiore Generale Fraternità Sa... # Card . Castrillón:os sacerdotes podem decidir, sem... # Cardenal Darío Castrillón Hoyos, señaló que “ha ll... # * Hoje é a Festa de Nossa Senhora das Graças da Me... # Hoje é a Festa de Nossa Senhora das Graças da Med... # Oggi Festa della Madonna della Medaglia Miracolosa... # Dom Gueranger : EL TIEMPO DE ADVIENTO . Mystique d...

11/27 - 12/04 (15)

Interview with the SSPX Superior General: The Doctrinal Preamble


Interview granted by Bishop Bernard Fellay, Superior-General of the Priestly Fraternity of Saint Pius X (FSSPX / SSPX) to its institutional news agency, DICI. The interview was released just moments ago.
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Why is the Doctrinal Preamble that Cardinal Levada delivered to you on September 14 still surrounded by so much secrecy, both on the part of the Congregation for the Doctrine of the Faith and by the Society of St. Pius X?  What is this silence hiding from the priests and faithful of Tradition?
This discretion is normal for any important proceeding;  it ensures the seriousness of it.  It so happens that the Doctrinal Preamble that was delivered to us is a document which can be clarified and modified, as the accompanying note points out.  It is not a definitive text.  In a little while we will draw up a response to this document, noting frankly the doctrinal positions that we regard as indispensable.  Our constant concern since the start of our talks with the Holy See—as our interlocutors know very well—has been to present the traditional position with complete loyalty.
Discretion is required on Rome’s part also, because this document—even in its present state which needs many clarifications—runs a great risk of arousing opposition from the progressives, who do not accept the very idea of a discussion about the Council, because they consider that this pastoral council is indisputable or “non-negotiable”, as though it were a dogmatic council.READ...

Intervista con il Superiore Generale Fraternità San Pio X: Il preambolo dottrinale

Intervista concessa da Mons. Bernard Fellay, Superiore generale della Fraternità Sacerdotale San Pio X (FSSPX / Fraternità San Pio X) alla sua agenzia di notizie istituzionali, DICI . 
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Perché il preambolo dottrinale che il cardinale Levada consegnato a voi il 14 settembre è ancora circondato da così tanto segreto, sia da parte della Congregazione per la Dottrina della Fede che dalla Società di San Pio X? Che cos'è che questo silenzio nasconde ai sacerdoti e fedeli della Tradizione?

Questa discrezione è normale per qualsiasi procedimento importante, garantisce la serietà di esso. Si dà il caso che il preambolo dottrinale, che è stato consegnato per noi è un documento che può essere chiarito e modificato, come precisa la nota che l’accompagna. Non è un testo definitivo. Tra poco si elaborerà una risposta a questo documento, sottolineando con franchezza le posizioni dottrinali che consideriamo indispensabile. La nostra preoccupazione costante fin dall'inizio del nostro dialogo con la Santa Sede, come i nostri interlocutori sanno molto bene, è stato quella di presentare la posizione tradizionale con lealtà completa.
La discrezione è richiesta da parte di Roma anche, perché questo documento, anche nel suo stato attuale che ha bisogno di molti chiarimenti, corre un grande rischio di suscitare opposizione da parte dei progressisti, che non accettano l'idea stessa di una discussione sul Concilio, perché considerano questo concilio pastorale indiscutibile o "non negoziabile", come se fosse un Concilio dogmatico.

Nonostante tutte queste precauzioni, le conclusioni della riunione dei superiori della Fraternità San Pio X ad Albano il 7 ottobre sono state diffuse  su Internet da fonti diverse ma coerenti.
Non mancano di indiscrezioni su internet! E 'vero che questo preambolo dottrinale non può ricevere la nostra approvazione, anche se un margine di manovra è stato permesso per un "legittimo dibattito" su alcuni punti del Concilio. Qual è l'entità di questo margine di manovra? La proposta che farò nei prossimi giorni alle autorità romane e la loro risposta, a sua volta ci permetterà di valutare le nostre opzioni rimanenti. E qualunque sia il risultato di questi colloqui, il documento finale che sarà stato accettato o respinto sarà reso pubblico.

Meglio sottolineare le difficoltà e le soluzioni
Dal momento che questo documento, a suo parere, non è molto chiaro, non sarebbe la cosa più semplice quella di inviare ai suoi autori un netto rifiuto?

La cosa più semplice, forse, ma non la più cortese. Dal momento che la nota che accompagna prevede la possibilità di fare precisazioni, a me sembra necessario chiederle, invece di rifiutare a priori. Questo non pregiudica la risposta che daremo.
Dal momento che il dibattito tra Roma e noi è essenzialmente dottrinale e riguarda principalmente il Concilio, i chiarimenti che otteniamo o meno avranno il vantaggio non trascurabile di rendere più evidente dove sono le difficoltà e dove sono, le soluzioni; questo è vero anche perché questo dibattito riguarda non solo la Fraternità San Pio X, ma tutta la Chiesa pure. Questo è lo spirito che ha costantemente guidato le nostre discussioni teologiche nel corso di questi ultimi due anni.

Questo documento serve da preambolo ad uno statuto canonico;, non si  abbandona così in modo implicito  il ruolino di marcia che si era definito, che prevedeva una soluzione dottrinale prima di qualsiasi accordo pratico?
È davvero un preambolo dottrinale , l'accettazione o il rifiuto del quale sarà condizione per ottenere un qualche status canonico. La Dottrina non è affatto messa al secondo posto. E prima di impegnarsi per un eventuale status canonico, stiamo studiando questo preambolo minuziosamente con il criterio della Tradizione a cui siamo legati fedelmente. Non abbiamo dimenticato che ci sono molte differenze dottrinali all'origine della controversia tra Roma e noi in questi ultimi 40 anni; metterle da parte in modo da ottenere uno status canonico ci esporrebbe al pericolo di vedere crescere le stesse differenze inevitabilmente, il che renderebbe lo status canonico, non solo precario ma semplicemente invivibile.
Quindi in sostanza non è cambiato nulla dopo questi due anni di discussioni teologiche tra Roma e la Fraternità San Pio X?
Queste discussioni hanno permesso ai nostri teologi di presentare semplicemente i punti principali del Concilio, che causano difficoltà alla luce della Tradizione della Chiesa. In parallelo, e forse grazie a queste discussioni teologiche, negli ultimi anni due voci diverse dalla nostra hanno fatto sentire la loro voce critica circa il Concilio, che mettono in secondo piano le nostre. Così mons. Brunero Gherardini, nel suo studio Concilio Ecumenico Vaticano II: una necessaria discussione, ha insistito sul diverso grado di autorità dei documenti conciliari e sullo "spirito contrario" insinuato che il Concilio Vaticano II fin dall'inizio. Allo stesso modo il vescovo Athanasius Schneider ha avuto il coraggio, durante una conferenza a Roma alla fine del 2010, di chiedere un Sillabo di condanna per gli errori nell'interpretazione del Consiglio. Sulla stessa linea, lo storico Roberto de Mattei ha ben dimostrato le contrastanti influenze esercitate sul Concilio, nel suo libro più recente, Il Concilio Vaticano II: una storia mai prima d'ora scritto. Dovremmo menzionare anche la petizione inviata a Benedetto XVI da parte di intellettuali cattolici italiani, che chiedono un più approfondito esame del Consiglio.
Tutte queste iniziative, tutti questi interventi dimostrano chiaramente che la Fraternità San Pio X non è la sola a vedere i problemi dottrinali che il Vaticano II pone. Questo movimento si sta estendendo e non può più essere fermato.
Sì, ma questi studi universitari, queste dotte analisi non danno alcun contributo a soluzioni concrete ai problemi che questo Concilio pone hic et nunc [qui ed ora].
Questi studi evidenziano le difficoltà dottrinali provocate dal Vaticano II e di conseguenza mostrano perché l'adesione al Concilio è problematica. Questo è un primo passo essenziale.
Nella stessa Roma, le interpretazioni in continua evoluzione date alla libertà religiosa, le modifiche che sono state fatte su questo argomento nel Catechismo della Chiesa Cattolica e nel Compendio di esso, le correzioni che sono attualmente allo studio per il Codice di Diritto Canonico ... tutto questo dimostra le difficoltà che si incontrano quando si cerca di rispettare i documenti conciliari a tutti i costi, e dal nostro punto di vista questo mostra bene l'impossibilità di aderire in modo stabile a una dottrina in movimento.

Non è il Credo sufficiente per identificare un cattolico?

Secondo lei, che cos’è dottrinalmente stabile oggi?
La sola dottrina ne varietur [salvaguardia contro il cambiamento] è ovviamente il Credo, la professione della fede cattolica. Il Concilio Vaticano II doveva essere pastorale e non ha definito alcun dogma. Non aggiunge articoli di fede: "Credo nella libertà religiosa, ecumenismo, nella collegialità ...." Non è il Credo ancora sufficiente oggi per identificare qualcuno come cattolico? Esprime ancora tutta la fede cattolica? Quando le persone rinunciano alla loro errori e  entrano nella Chiesa cattolica, sono ora tenuti a professare la loro fede nella libertà religiosa, ecumenismo e collegialità? Quanto a noi, i figli spirituali di Mons. Lefebvre, che ha sempre evitato di creare una Chiesa parallela e ha sempre inteso essere fedele alla Roma Eterna, non abbiamo difficoltà ad aderire pienamente a tutti gli articoli del Credo.
In questo contesto, può esserci da una soluzione alla crisi della Chiesa?
 A parte un miracolo, non ci può essere una soluzione istantanea. Pretendere che Dio dia la vittoria senza chiedere agli uomini armati di impegnarsi in battaglia, per citare S. Giovanna d'Arco, è una forma di diserzione. Volendo porre fine alla crisi senza sentirsi preoccupati o coinvolti non è realmente amare la Chiesa. La Provvidenza non ci dispensa dal dovere del nostro stato di vita, ovunque essa ci ha posto, o di assumere le nostre responsabilità e rispondere alle grazie che ci concede.
La situazione attuale della Chiesa nei nostri Paesi un tempo cristiani è un tragico declino delle vocazioni: quattro ordinazioni a Parigi nel 2011, una solo nella diocesi di Roma per il 2011-2012. Si tratta di una allarmante scarsità di sacerdoti: si pensi al parroco in Aude (dipartimento nel sud-Francia centrale), che dispone di 80 siti di culto. Queste diocesi in Francia sono anemiche al punto in cui in un futuro molto vicino dovranno essere raggruppate, come le parrocchie sono già state raggruppate .... In una parola, la gerarchia ecclesiastica, oggi è a capo di strutture che sono troppo grandi per il numero in costante diminuzione del personale, che è a rigore una situazione ingestibile, e non solo a livello economico .... Per usare un'immagine, è ancora necessario mantenere un convento progettato per 300 suore, mentre ne sono rimaste solo 3. È possibile che le cose continuino così per altri dieci anni?
Alcuni giovani vescovi e sacerdoti che stanno ereditando questa situazione sono sempre più consapevoli della sterilità di 50 anni di apertura al mondo moderno. Non ne danno la colpa esclusivamente alla secolarizzazione della società; essi si domandano quale sia la responsabilità del Concilio che ha aperto la Chiesa ad un mondo che stava diventando completamente secolarizzato. Si chiedono se la Chiesa potesse adattarsi alla modernità in tal senso senza dovere adottare il suo spirito.
Questi vescovi e questi preti si pongono queste domande, e alcuni di loro ci interpellano ... discretamente, come Nicodemo. Noi rispondiamo che, di fronte a questa scarsità, si deve scoprire se la Tradizione cattolica è una semplice opzione, oppure è la soluzione necessaria? Dire che si tratta di una possibilità significa minimizzare o negare la crisi nella Chiesa per poi cercare di accontentarsi di misure che si sono già dimostrate inefficaci.

Opposizione da parte dei vescovi

Anche se la Fraternità San Pio X ottenesse uno statuto canonico da Roma, ciò nondimeno non significherebbe offrire alcuna soluzione sul campo,  perché i vescovi si oppongono, come hanno fatto con il Motu Proprio sulla Messa tradizionale,
Questa opposizione contro Roma dai vescovi è stata espressa in un modo muto ma efficace per quanto riguarda il Motu Proprio sulla Messa Tridentina, e continua a manifestarsi ostinatamente da alcuni vescovi in relazione al pro multis nel Canone della Messa, che Benedetto XVI, in linea con la dottrina cattolica, vuole avere tradotto "per molti" e non più "per tutti", come avviene nella maggior parte delle liturgie in lingua volgare. Infatti, alcune Conferenze Episcopali persistono nel mantenere che la traduzione sbagliata, come è avvenuto da poco in Italia.
Così il Papa stesso sperimenta questo dissenso da parte di alcune conferenze, su questo tema e su molti altri, il che rende possibile per lui per capire facilmente l'opposizione feroce cui la Fraternità San Pio X andrà senza dubbio incontro da parte dei vescovi nelle loro diocesi. Dicono che personalmente Benedetto XVI vuole una soluzione canonica, e che sarebbe anche disposto a prendere le misure che la renderebbero davvero efficace.
È la gravità della crisi attuale il motivo per cui hanno lanciato una nuova crociata del Rosario?
Nel chiedere per queste preghiere volevo prima di tutto i sacerdoti ed i fedeli fossero maggiormente uniti al Signore e alla Sua Santa Madre con la recita quotidiana del Rosario e la meditazione profonda sul suo mistero. Non siamo in una situazione normale che ci avrebbe permesso di accontentandoci di misure mediocri di routine. La comprensione della crisi attuale non si basa su voci diffuse via Internet, né le soluzioni vengono da astuzia politica o trattative diplomatiche. Bisogna guardare a questa crisi con gli occhi della fede. Solo con una costante affidamento a Nostro Signore e alla Madonna sarà possibile per tutti i sacerdoti ei fedeli che si sono dedicati alla tradizione mantenere questa unità di visione che procura la fede soprannaturale. In questo modo saremo uniti in questo periodo di grande confusione.
Nella preghiera per la Chiesa, per la consacrazione della Russia, come la Santa Vergine ha chiesto a Fatima, e per il trionfo del suo Cuore Immacolato, solleviamo le nostre menti sopra le nostre fin troppo umane aspirazioni, stiamo superando le nostre fin troppo naturali paure. Solo a quell'altezza si può davvero servire la Chiesa, nello svolgimento dei compiti dello stato di vita che è affidato a ciascuno di noi.

Menzingen, 28 novembre 2011
 
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