http://4.bp.blogspot.com/_14vrv7ni7HM/TLYyK0PS85I/AAAAAAAABU8/h4xBT0R8kQU/s1600/20101013225550_D0064009.jpg

Mostrando postagens com marcador Card.Ranjith. Mostrar todas as postagens
Mostrando postagens com marcador Card.Ranjith. Mostrar todas as postagens

terça-feira, 27 de dezembro de 2011

Cardeal Ranjith: “Chegou a hora”, pelo “retorno da verdadeira liturgia da Igreja”.

Desejo expressar, primeiramente, minha gratidão a todos vós pelo zelo e entusiasmo com que promoveis a causa da restauração das verdadeiras tradições litúrgicas da Igreja.
Como sabeis, é a liturgia que aperfeiçoa a fé e sua heróica realização na vida. Ela é o meio com que os seres humanos são elevados ao nível do transcendente e do eterno: o lugar de um profundo encontro entre Deus e o homem.
A liturgia, por esta razão, nunca pode ser criada pelo homem. Pois se rezamos da forma como queremos e ajustamos as normas a nós mesmos, corremos, então, o risco de recriar o bezerro de ouro de Aarão. Devemos constantemente insistir na liturgia enquanto participação naquilo que o próprio Deus faz, correndo o risco, de outra forma, de cair na idolatria. O simbolismo litúrgico nos ajuda a nos elevarmos acima do que é humano, em direção ao divino. A esse respeito, é minha firme convicção de que o Vetus Ordo representa em grande extensão e de maneira mais satisfatória aquele chamado místico e transcendente a um encontro com Deus na liturgia. Portanto, chegou para nós a hora de não só renovarmos, por mudanças radicais, o conteúdo da nova Liturgia, mas de também encorajarmos mais e mais o retorno do Vetus Ordo, como um caminho para uma verdadeira renovação da Igreja, que foi o que os Padres da Igreja assentados no Concílio Vaticano II tanto desejaram.
A cuidadosa leitura da Constituição Conciliar sobre a Sagrada Liturgia, Sacrosanctum Concilium, demonstra que as imprudentes mudanças introduzidas posteriormente na Liturgia nunca estiveram nas mentes dos Padres do Concílio.
Assim, chegou a hora de sermos corajosos no trabalho por uma verdadeira reforma da reforma e também pelo retorno da verdadeira liturgia da Igreja, que se desenvolveu por sua história bimilenar em um contínuo fluxo. Desejo e rezo para que isso ocorra.
Possa Deus abençoar os vossos esforços com sucesso.
+Malcolm Cardeal Ranjith
Arcebispo de Colombo
24/8/2011

http://fratresinunum.com/

Cardinal Ranjith: "The time has come..." Powerful Letter on the Usus Antiquior and Reform of the Liturgical Reform

 



The 20th general assembly of the FIUV (Foederatio Internationalis Una Voce) was held this past November 5-6 in Rome, and on December 19th the same issued their written report coming out of that general assembly.

Within that context, there were a few presentations delivered which I hope to share with you here on NLM in the next few days as I am sure they will be of interest to many of our readers. But before I do so, I wanted to share with our readers the contents of a letter which was written by Malcolm Cardinal Ranjith -- former secretary of the CDW -- to the participants of that assembly.

The letter is quite powerful and pulls no punches as you'll see. [NLM emphases]

I wish to express first of all, my gratitude to all of you for the zeal and enthusiasm with which you promote the cause of the restoration of the true liturgical traditions of the Church.

As you know, it is worship that enhances faith and its heroic realization in life. It is the means with which human beings are lifted up to the level of the transcendent and eternal: the place of a profound encounter between God and man.

Liturgy for this reason can never be what man creates. For if we worship the way we want and fix the rules ourselves, then we run the risk of recreating Aaron's golden calf. We ought to constantly insist on worship as participation in what God Himself does, else we run the risk of engaging in idolatry. Liturgical symbolism helps us to rise above what is human to what is divine. In this, it is my firm conviction that the Vetus Ordo represents to a great extent and in the most fulfilling way that mystical and transcendent call to an encounter with God in the liturgy. Hence the time has come for us to not only renew through radical changes the content of the new Liturgy, but also to encourage more and more a return of the Vetus Ordo, as a way for a true renewal of the Church, which was what the Fathers of the Church seated in the Second Vatican Council so desired.

The careful reading of the Conciliar Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilum shows that the rash changes introduced to the Liturgy later on, were never in the minds of the Fathers of the Council.

Hence the time has come for us to be courageous in working for a true reform of the reform and also a return to the true liturgy of the Church, which had developed over its bi-millenial history in a continuous flow. I wish and pray that, that would happen.

May God bless your efforts with success.

+Malcolm Cardinal Ranjith
Archbishop of Colombo
24/8/2011

* * *

http://www.newliturgicalmovement.org/

sexta-feira, 11 de novembro de 2011

Cardénal Albert Malcolm Ranjith, affirme : « La messe est un sacrifice, un don, un mystère, indépendamment du prêtre qui la célèbre. Il est important, je dirais même fondamental, que le prêtre se mette de côté : le protagoniste de la messe est Jésus Christ. Je ne comprends donc pas les célébrations eucharistiques qui se transforment en spectacles, avec des danses, des chants ou des applaudissements, comme cela arrive malheureusement assez souvent avec le Novus Ordo ».


L’évêque d’une communauté brésilienne qui célèbre la messe selon l’ancien rite (la forme liturgique ancienne du rite romain appelée tridentine ou de saint Pie V) estime que les abus présents dans la liturgie sont dus à un « manque de spiritualité, de spiritualité sérieuse ».
« La messe attire pour ce qu’elle est, pour sa sacralité et son mystère », affirme Mgr Fernando Arêas Rifan, administrateur apostolique de l’Administration apostolique personnelle Saint Jean-Marie Vianey.
Dans un entretien à ZENIT, l’évêque parle, entre autres, de la beauté et de la richesse de la messe ancienne. Par le Motu Proprio « Summorum Pontificum », publié le 7 juillet 2007, Benoît XVI a étendu à toute l’Eglise la faculté de célébrer la messe selon ce rite.
L’Administration apostolique personnelle Saint Jean-Marie Vianney est une circonscription ecclésiastique qui équivaut, dans le droit canonique, aux diocèses soumis directement au Saint-Siège, en application du canon 368 et du décret « Animarum Bonum ».
Zenit - Dans l’administration apostolique on célèbre la messe selon l’ancien rite romain (précédant la réforme de 1970). Quelles sont les caractéristiques de cette messe ? Mgr Fernando Rifan - Les raisons qui expliquent qu’on aime ou préfère la forme liturgique ancienne du rite romain sont variées. Le 13 juillet 1988, le cardinal Joseph Ratzinger, notre pape actuel, en s’adressant aux évêques chiliens à Santiago, avait dit à ce sujet : « Bien que de nombreuses raisons aient conduit un grand nombre de fidèles à trouver refuge dans la liturgie traditionnelle, le fait qu’ils y aient trouvé une dignité du sacré qui soit encore intacte reste le plus important ».
De fait, cette liturgie, de par sa richesse, sa beauté, son élévation, sa noblesse et la solennité des cérémonies, pour son sens du sacré, son respect révérenciel, pour son sens du mystère, son grand souci de précision et de rigueur, qui sont une garantie et une protection contre les abus, éloignant ainsi toute possibilité d’ambigüité, de liberté, de créativité, d’adaptation, de réductions et d’instrumentalisations (comme le déplorait le pape Jean-Paul II dans son encyclique « Ecclesia de Eucaristia ») et étant pour nous la meilleure expression liturgique des dogmes eucharistiques et un solide aliment spirituel, constitue une des richesses de la liturgie catholique, avec laquelle nous exprimons notre amour et notre communion avec la sainte Eglise. Et le Saint-Siège reconnaît notre adhésion comme étant parfaitement légitime.
Zenit - Le Motu Proprio « Summorum Pontificum » permet une présence plus importante de la célébration de la messe selon l’ancien rite dans la vie de l’Eglise. Cette présence serait-elle bénéfique selon vous ?
Mgr Fernando Rifan - C’était déjà le vœu exprimé par Jean-Paul II quand il a dit dans son Motu proprio « Ecclesia Dei adflicta » du 2 juillet 1988 : « A tous ces fidèles catholiques, qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine, je désire aussi manifester ma volonté, à laquelle je demande que s’associent les évêques et tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l’Eglise, de leur faciliter la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs aspirations... par ailleurs, on devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l’usage du missel romain selon l’édition typique de 1962 ».
Ce souhait a été maintenant renforcé et élargi au monde entier par le pape Benoît XVI avec le Motu Proprio « Summorum Pontificum ».
Les bénéfices de la réintroduction et de la diffusion dans la vie de l’Eglise de cette forme extraordinaire du rite romain ont déjà été mentionnés par le pape actuel dans son Motu proprio quand il dit que dans la célébration de la messe selon le missel de Paul VI on pourra manifester, de façon plus intense qu’auparavant, cette sacralité qui attire tant de fidèles vers la tradition ancienne. C’est exactement ce qu’a souligné le cardinal George, de Chicago : « ..Le Saint-Père, lui-même, il y a quelques temps, attirait notre attention sur la beauté et la profondeur du missel de Saint Pie V... la liturgie de 1962 est un rite autorisé de l’Eglise catholique et une source précieuse de compréhension liturgique pour tous les autres rites... Cette liturgie appartient à toute l’Eglise pour véhiculer cet esprit que l’on doit également répandre dans la célébration de la troisième édition typique du missel romain actuel » (cf. Cardinal Francis George, archevêque de Chicago, Etats-Unis, dans la préface aux Actes du Colloque 2002, « La Liturgie et le Sacré », du CIEL, Centre International d’Etudes Liturgiques).
Quand j’ai participé, en août 2007, au congrès d’Oxford réuni pour enseigner la célébration de la messe sous sa forme extraordinaire à quelque 60 prêtres diocésains du Royaume-Uni, l’archevêque de Birmingham, Mgr Vincent Nichols, a dit aux prêtres durant la messe d’ouverture qu’en apprenant à célébrer la messe dans sa forme ancienne, ils auraient appris à beaucoup mieux célébrer la messe dans leurs paroisses, même lorsqu’il s’agit pour eux de la célébrer selon le rite actuel de Paul VI.
Je pense que c’est le bénéfice souhaité par le pape dans son Motu Proprio « Summorum Pontificum ».
Zenit - Quels conseils donneriez-vous à des fidèles qui déplorent une certaine « banalisation » de la liturgie dans leurs communautés ?
Mgr Fernando Rifan - En évoquant les abus qui ont suivi la réforme liturgique, le cardinal Joseph Ratzinger, déplorait de voir la liturgie dégénérer en show, où tout est fait pour essayer de rendre la religion intéressante à l’aide d’éléments à la mode, avec des succès momentanés dans le groupe des « fabricants » liturgiques (introduction au livre « La Réforme Liturgique », de Mgr Klaus Gamber, pag. 6 et 8).
Le cardinal Edouard Gagnon était du même avis : « On ne peut ignorer que la réforme (liturgique) ait donné lieu à beaucoup d’abus et qu’elle ait conduit, dans une certaine mesure, à la disparition du respect pour le sacré. Ce fait doit, hélas, être admis et excuse un bon nombre de ces personnes qui se sont éloignées de notre Eglise ou de leur ancienne communauté paroissiale » (...) (« Intégralisme et conservatisme » - Entretien avec le cardinal Gagnon, « Offerten Zitung - Römisches », nov. déc. 1993, p.35).
Je pense que le point central de ces abus a été mis en lumière par le cardinal Ratzinger lui-même : c’est la porte ouverte à une fausse créativité des célébrants (entretien à la revue « Homme Nouveau », nº 7, octobre 2001).
Derrière cela se cache un manque de sérieux au niveau de la spiritualité, comme si pour attirer le peuple il fallait inventer de nouvelles choses. La sainte messe attire pour ce qu’elle est, pour sa sacralité et son mystère. Il s’agit au fond d’une perte de foi dans les mystères eucharistiques, à laquelle on essaie de suppléer en ayant recours à des nouveautés et à la créativité. Dès l’instant où le célébrant cherche à devenir protagoniste de l’action liturgique, il commence à y avoir des abus. On oublie que le centre de la messe est Jésus Christ.
L’actuel secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, Mgr Albert Malcolm Ranjith, affirme : « La messe est un sacrifice, un don, un mystère, indépendamment du prêtre qui la célèbre. Il est important, je dirais même fondamental, que le prêtre se mette de côté : le protagoniste de la messe est Jésus Christ. Je ne comprends donc pas les célébrations eucharistiques qui se transforment en spectacles, avec des danses, des chants ou des applaudissements, comme cela arrive malheureusement assez souvent avec le Novus Ordo ».
La solution à tous ces abus se trouve dans les normes dictées par le magistère, surtout dans le document « Redemptionis Sacramentum », du 25 mars 2004, où il est dit que « selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l’Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l’Église, doit être accompli en excluant toute acception de personnes » (n. 183).
Mais, comme dit Mgr Ranjith, « il existe une quantité de documents (contre ces abus) qui sont malheureusement restés lettre morte, abandonnés dans les librairies ou couverts de poussière ou, pire encore, jetés au panier comme du vieux papier ».

DE:http://news.catholique.org/analyses/18810-a-la-base-des-abus-liturgiques-une-perte-du

sábado, 8 de outubro de 2011

Cardeal Albert Malcolm Ranjith Patabendige fala do respeito à Comunhão na boca

http://www.archdioceseofcolombo.com/images/Archdiocese/Archbishop%20Malcolm/Cardinal%20Malcolm/Arrival%2027.11.2010/Arrival_063.jpg
Entrevista com o  Cardeal Albert Malcolm Ranjith Patabendige
SecretárioEmérito da Congregação para o Culto Divino e a Disciplina dos Sacramentos

Os sinais de um tempo que muda

- Excelência, o Papa distribui recentemente a Comunhão na boca aos fiéis ajoelhados . Questionado pelo Osservatore Romano, o mestre de cerimónias pontifícias, Mons. Guido Marini disse que ele acredita que esta prática se tornará comum nas celebrações papais, recordando que "a distribuição da Comunhão na mão continua sendo sempre, desde o ponto de vista jurídico, um indulto à lei universal ... O modelo adoptado por Bento XVI tende a sublinhar a validade da regra válida para toda a Igreja. " _
-Acha que os bispos e padres deveriam fazer uma reflexão particular sobre o que o papa está fazendo em suas celebrações?
Mas há outras matérias que não pertencem ao magistério ex cathedra mas ao magistério ordinário. Mesmo quando fala neste sentido todos devem prestar a máxima consideração ; seu ensino deve ser honrado e seguido. Quando o papa faz alguns gestos, isto é importante e simbólico para a Igreja, torna-se um modelo. O mestre de cerimónias papais anterior costumava dizer que a liturgia realizada pelo Santo Padre, deveria servir de modelo para toda a Igreja.
Ora acontece que , o Santo Padre acaba de introduzir uma prática que não é um experimento, mas alguma coisa sobre a qual certamente reflectiu, rezou e consultou. Isto é algo que já se poderia encontrar em seus escritos de Cardeal quando insistia sobre a reverência devida ao Santíssimo Sacramento.
Como consequência ele fez um gesto que por outro lado é o que a Igreja tem seguido anteriormente por séculos . E é o gesto está mais em sintonia com a verdadeira atitude de reverência para com o Senhor, porque nós não estamos recebendo um pedaço de pão, mas a Cristo, sua Pessoa, o seu Corpo, o seu Sangue . Ante este este fenómeno do Eterno que entra no frágil , no fraco, no humano, deve haver uma atitude de grande fé, devoção e reverência. O que acontece quando recebemos a Eucaristia é algo incompreensível para a mente humana. O Senhor entra em nosso coração como em sua casa e nós devemos recebê-Lo como se deve.
O gesto introduzido pelo Santo Padre deve ser valorizado e meditado em seu profundo significado. Seria uma grande cegueira fechar os olhos para o que o Santo Padre está fazendo. Assim como seria insensato a recusar-se a ler o significado deste gesto. Por outro lado, repito, ele já havia explicado em seus escritos por que razão é importante e como toda a Sagrada Escritura fala de reverência para com o Senhor, tanto no Antigo Testamento, no âmbito do templo sagrado de Jerusalém, como no Novo Testamento ante a pessoa de Jesus. Quando os olhos da fé se abrem, os apóstolos, e também os outros, caiem imediatamente de joelhos diante d´Ele. Além disso existe uma longa tradição neste sentido, na Igreja, a partir dos Padres da Igreja para a frente.
O mesmo se pode dizer no que diz respeito à Comunhão na boca. Por isso, estamos num momento em que devemos exercer o nosso discernimento para rezar e para reflectir e, se algo não andou bem, aceitar com grande humildade que nos enganamos. O meu sincero desejo é que toda a Igreja, como disse Mons. leia este gesto e o adopte para si mesma.

Cardeal Albert Malcolm Ranjith Patabendige : A situação da fé na presença real da Eucaristia é bastante preocupante. Não quero dizer que todos já perderam a fé. É necessário aquele sentido de reverência a fruto da consciência que temos em relação ao Corpo do Senhor, Jesus vivo em sua forma eucarística, que nós comemos, que nós adoramos.



 http://www.fssp.org/album/O20080531/p1060245%5B1%5D.jpg
Extracto de uma Entrevista com o  Cardeal Albert Malcolm Ranjith Patabendige
SecretárioEmérito da Congregação para o Culto Divino e a Disciplina dos Sacramentos




- Existe uma situação paradoxal entre o que o que Vossa Excelência diz e alguns acontecimentos recentes. Na Austrália, os jovens pareceram muito respeitoso nas Adorações Eucarísticas e aqueles que eram receberam a Comunhão das mãos do Papa pareciam cheio de alegria em recebê-La de joelhos e na boca.

No Concílio Vaticano II perguntamos frequentemente sobre como estar atento para ler os sinais dos tempos. Além disso,é uma bela expressão. Mas entramos em contradição com nós mesmos quando fechamos os nossos olhos e nossos ouvidos ao que se passa à nossa volta. Existe hoje uma forte procura de espiritualidade, de coerência, de sinceridade, de uma fé não só proclamada mas também vivida. . Isto o vemos sobretudo nas gerações mais jovens. Gosto de encontrar algumas vezes os jovens sacerdotes e seminaristas que pretendem ir numa direcção de busca do Eterno.
Nós que somos da geração do Concílio Vaticano II, que proclamou o dever de estar sempre alerta para os sinais dos tempos, não se deve muito menos agora tornarmo-nos cegos e surdos. Os sinais dos tempos mudam com a história. Se estivermos atentos não só aos sinais dos tempos sessenta e oito, mas também aos de hoje, então teremos que abrir-nos a este fenómeno, reflectir sobre ele e examiná-lo.
É estranho que em alguns países da Europa, as irmãs se vistam como mulheres comuns e abandonem o véu. O véu é um símbolo de algo eterno, algo de “um já e todavia ainda não". Daquele sentido escatológico pregado pelo Senhor: ainda que agora estejamos na terra pertencemos a uma realidade distinta.
Então que sentido tem deixar tudo isso para nos integrarmos em uma cultura moribunda? Tenho visto tantos jovens padres e freiras que são fiéis a seus sinais de consagração. . Não que o hábito seja tudo, mas ele também tem um significado. . Lembro-me de um dia em que estava viajando sobre o TGV entre Paris e Lyon, vestido como sacerdote com um cabeção, e assim por diante. Num determinado momento um homem aproximou-se de mim e perguntou-me se eu era um padre católico. Eu respondi que sim e ele pediu -me para o confessar Então fomos para um canto onde pudéssemos estar sem ser incomodados. Ele me disse que ele era um católico não praticante, e que estava procurando alguém com quem falar. Dizia estar contente por ter-me encontrado porque via que eu era um padre. Mas teria ele tido essa oportunidade se eu tivesse vestido com casaco e gravata?
Repito, é surpreendente e triste que, num mundo com tantos jovens desiludidos pela banalidades, cansados da superficialidade, do consumismo e materialismo, muitos padres e freiras vão vestindo roupas civis, abandonando o seu sinal de pertença a uma realidade diferente. Ler os sinais dos tempos significa discernir que agora os jovens buscam a Deus, buscam um objectivo pelo qual se possam sacrificar, que estão prontos e são generosos. E onde existem essas disposições devemos estar presentes.
Se não, estamos a falar em nome do Concílio, criticamos os outros em nome do Concílio, mas somos incoerentes quando não conseguimos ler estes sinais dos tempos. 
 
Há não muito tempo atrás falava-se muito no relacionamento do fiel com Deus na Comunhão. . Hoje a maior parte das vezes destaca-se uma espécie de "dimensão social" da Eucaristia, entendida como um símbolo da participação comunitária. Essa não é uma concepção que poderia pôr em perigo a fé na presença real nas espécies eucarísticas?
Ao ler o Exortação Apostólica pós sinodal Sacramentum Caritatis, o Santo Padre divide-a em três capítulos: a Eucaristia que se acredita, a Eucaristia que é celebrada e a que se vive. Não se pode dizer que a Eucaristia tem apenas uma dimensão social. . A dimensão social é naturalmente o resultado da dimensão de fé e da celebração. Todos somos chamados a viver a nossa fé cristã com heroísmo. Mas não se pode fazer sacrifícios heróicos se não se crê e não se celebra esta fé. É por isso que não faz sentido separar uma coisa da outra.
Naturalmente, a celebração é como uma ponte entre o aspecto da fé e o aspecto da vida. Quanto mais intensa for a celebração, tanto mais coerente será a vida cristã.
Não existe apenas alex orandi, lex credendi, mas também há uma lex vivendi. Ou seja, faço o bem aos outros, porque é o convite de Cristo para celebrar e viver. Se se descuida a fé e a sua celebração, chega-se a uma dimensão social privada de conteúdo, sem razão de ser, sem poder de convicção, que se torna formalismo e banalidade. Não se terá o valor de ser um cristão coerente se a Eucaristia é reduzida a mera experiência horizontal, sem a dimensãovertical .
A Comunhão na mão não estava prevista nem pelo Concílio nem pela Reforma litúrgica. Os historiadores afirmam que o Papa Paulo VI teve muitas reticências em admiti-la e só o fez depois de prementes pedidos, ou seja, , é mais, em alguns países depois do facto consumado . Porque acha que existiram então essas reticências em adoptar uma práxis, que hoje é vista como uma "conquista", um sintoma da maturidade dos fiéis?
Quanto à questão de como nasceu esta práxis da Comunhão na mão há um grande debate. A saber, esta práxis foi iniciada, no sentido de exaltação e euforia que se criaram na sequência da conquista de uma certa liberdade, uma certa abertura para a criatividade nas igrejas locais.
E então, antes que estas questões fossem estudadas, antes de terem sido introduzidos os novos livros litúrgicos, e que fossem estabelecidas as novas normas, alguns países e alguns episcopados tomaram a liberdade, usando a famosa categoria ad experimentum , de introduzir em alguns países esta nova praxis da Comunhão na mão. Talvez era vista como um gesto amigável ao ecumenismo com protestantes, um gesto de abertura para com eles.
A nova práxis uma vez iniciada consolidou-se. Querendo regularizar a situação, o Santo Padre Paulo VI, de feliz memória, fez uma consulta aos bispos. E muitos bispos, como está escrito no documento papal Memoriale Domini, não aceitaram esta nova práxis. Mas esta já estava difundida em certas zonas e certamente que o papa encontrou dificuldades em fazê-los voltar atrás. Para legalizar esta anomalia, permitiu que alguns países a continuassem. Mas não indicava de modo nenhum este exemplo como válido para todo o mundo. Além disso, o Papa decidiu que, se em certas condições, as conferências de bispos queriam adoptar a nova práxis, era necessário pedir o indulto à Santa Sé.
. Então as conferências episcopais de outros países começaram a adoptá-la, sob a pressão de várias escolas teológicas e litúrgicas que diziam que a nova práxis era um gesto mais aberto, mais moderno. Em seguida, que os viajantes que iam aos países do Terceiro Mundo pediam para receber Comunhão desta forma. De qualquer forma, manteve –se a obrigação de pedir o indulto à Santa Sé. O próprio facto de ter de pedir o indulto indica que a prática normal é a outra. Agora, a praxis extraordinária tornou-se a práxis normal. Mas não deveria ser assim em todos os países


Lamento muito que alguns países de antiga tradição religiosa, por exemplo, na Ásia, têm introduzido este novo gesto, sem sequer considerar a sua própria cultura. Estou a falar de locais onde existem religiões de importância mundial e no qual o senso de respeito pelo sagrado é muito elevado. Quando se entra no templo é necessário descalçar-se. No templo hindú inclusive a camisa, por respeito à divindade. Também no templo budista se entra sem calçado e envolvido em uma longa túnica em sinal de respeito.Também nesses países, infelizmente, os bispos introduziram a Comunhão na mão, um gesto que não reflecte nada a sua cultura. Vejo isso como uma espécie de imperialismo intelectual de algumas escolas ocidentais . Isso magoa-me, porque é a imposição de uma cultura estrangeira sobre as pessoas que têm um alto sentido de respeito em relação ao mistério e ao sagrado.
A medida tomada por estes bispos dá-me pena, porque não compreenderam a cultura local e a inculturação. Vê-se que foram influenciados por escolas teológicas e litúrgicas escolas que não fizeram uma investigação séria.
Às vezes, sem que se negue explicitamente a presença real de Jesus Cristo nas espécies eucarísticas, vê-se uma tendência para pensar que certas formas clássicas de reverência ao Santíssimo Sacramento sejam superadas, como por exemplo , ajoelhar em certas circunstâncias. É verdade que algumas convenções humanas podem mudar em diferentes épocas. Mas para si existem atitudes que não são só convenções ligadas a uma época, mas que valem para toda a história da Igreja?
A situação da fé na presença real da Eucaristia é bastante preocupante. Não quero dizer que todos já perderam a fé. Não obstante nós, da Congregação para o Culto Divino, fizemos recentemente um estudo sobre a Adoração Eucarística, que será o tema da nossa próxima reunião plenária.
as episcopais, no que diz respeito aos aspectos negativos, existe a constatação de que no clero influenciado por certas tendências teológicas, não há mais uma clara fé na presença real de Cristo. Em alguns seminários ensina-se que Cristo está presente apenas no momento da Consagração e da Comunhão, depois não. Trata-se de uma posição de origem protestante que abre a porta a abusos e até mesmo a sacrilégios das espécies eucarísticas. Uma situação lamentável.
É necessário aquele sentido de reverência a fruto da consciência que temos em relação ao Corpo do Senhor, Jesus vivo em sua forma eucarística, que nós comemos, que nós adoramos. Por isso se necessita ver com urgência como dar uma formação teológica e sacramental que assegure aos jovens seminaristas, aos sacerdotes e aos religiosos e religiosas, o reforço deste sentido da real e contínua presença de Cristo nas espécies eucarísticas. Se isso não acontecer, as consequências só podem ser dramáticas para a Igreja e causa de inúmeros problemas.







sexta-feira, 30 de setembro de 2011

Cardeal Malcom Ranjith : L’Eucaristia è “un affacciarsi del Cielo sulla terra”


L’Eucaristia è “un affacciarsi del Cielo sulla terra”
(Sacramentum Caritatis, 35)
Introduzione
Il Concilio Vaticano II nella Costituzione dogmatica sulla Chiesa, la Lumen Gentium, nomina l’Eucaristia come “fonte e apice di tutta la vita cristiana” (Lumen Gentium, 11). Inoltre il Decreto sul ministero e la vita dei Presbiteri Presbyterorum Ordinis, dice così: “Infatti, nella Santissima Eucaristia è racchiuso tutto il bene spirituale della Chiesa, cioè lo stesso Cristo, nostra Pasqua e pane vivo che mediante la sua carne vivificata dallo Spirito Santo e vivificante, dà vita agli uomini” (Presbyterorum Ordinis, 5). Anche il Catechismo della Chiesa Cattolica definisce l’Eucaristia “il compendio e la somma della nostra fede” (CCC 1327).
Il ruolo determinante che l’Eucaristia svolge nella vita spirituale della Chiesa è stato riconosciuto sin dai primi momenti della sua esistenza. Proprio il brano scritturistico proposto come base di riflessione oggi, cioè Atti 2, 42-46, indica come la prima comunità dei chiamati celebrava l’Eucaristia: si usa l’espressione “klasei tou artou” – “spezzare il pane” (versetto 42-46) per definire la celebrazione eucaristica.
Ora non è mio compito introdurvi nella storia della teologia eucaristica. Sentirete su questo argomento anche il Prof. Padre Mathias Augè, CMF. Comunque è interessante ascoltare ciò che San Giustino martire scrive sui momenti più significativi della celebrazione eucaristica già al suo tempo. Egli scrive: “Nel giorno chiamato ‘del sole’ ci si raduna tutti insieme, abitanti della città o delle campagne. Si leggono le memorie degli Apostoli o gli scritti dei Profeti, finché il tempo lo consente. Poi, quando il lettore ha terminato, il preposto con un discorso ci ammonisce ed esorta ad imitare questi buoni esempi. Poi tutti insieme ci alziamo in piedi ed innalziamo preghiere sia per noi stessi .. sia per tutti gli altri, dovunque si trovino, affinché appresa la verità, meritiamo di essere nei fatti buoni cittadini e fedeli custodi dei precetti e di conseguire la salvezza eterna. Finite le preghiere, ci salutiamo l’un l’altro con un bacio. Poi al preposto dei fratelli vengono portati un pane e una coppa d’acqua e di vino temperato. Egli li prende ed innalza lode e gloria al Padre dell’universo nel nome del Figlio e dello Spirito Santo, e fa un rendimento di grazie (in greco “eucharistein”) per essere stati fatti degni da Lui di questi doni. Quando egli ha terminato le preghiere ed il rendimento di grazie, tutto il popolo presente acclama: ‘Amen’. Dopo che il preposto ha fatto il rendimento di grazie e tutto il popolo ha acclamato, quelli che noi chiamiamo diaconi distribuiscono a ciascuno dei presenti il pane, il vino e l’acqua « eucaristizzati » e ne portano agli assenti” (Apologia 1, 65).
Come a quel tempo, così l’Eucaristia ha continuato ad essere al centro della vita dei discepoli ed ha continuato ad animare la vita ecclesiale lungo tutti i secoli. La Chiesa ha sempre vissuto dell’Eucaristia e per l’Eucaristia crescendo sempre di più nella sua fede e nella comprensione di questo mistero anche, come spiegava il Beato Giovanni Paolo II, attraverso le scelte “dei Concili e dei Sommi Pontefici” (Ecclesia de Eucharistia, 9). Basta pensare alle mirabili pagine dottrinali del Concilio di Trento (Denzinger 877, 883, 884), delle Encicliche Mirae Caritatis di Leone XIII (1902), Mediator Dei di Pio XII (1947) e Mysterium Fidei di Paolo VI (1965).
Questo processo esplicativo della dottrina eucaristica ha continuato il suo cammino fino ad oggi, acquistando una profondità di grande rilievo soprattutto negli insegnamenti del Concilio Vaticano II, specialmente nella sua costituzione dogmatica Lumen Gentium ed il decreto Presbyterorum Ordinis. Papa Giovanni Paolo II attraverso la lettera Enciclica Ecclesia de Eucharistia ha dato una singolare spinta alla dottrina eucaristica ed ora il Papa Benedetto XVI nei suoi numerosi scritti, omelie e soprattutto nell’esortazione apostolica postsinodale Sacramentum Caritatis ha stimolato nuovi impulsi di approfondimento. Credo che nel pensiero dell’attuale Papa troviamo un senso profondamente mistico dell’Eucaristia ed una visione della stessa Chiesa in chiave veramente eucaristica. I suoi scritti dimostrano ampiamente come egli sia un Papa profondamente eucaristico. Forse, il fatto di essere stato eletto alla Sede di Pietro proprio nell’anno eucaristico 2005 – 2006 ha stimolato questo suo orientamento.


Actio Dei – Actio Christi
Parlando dell’Eucaristia affermiamo prima di tutto che essa è, come la Chiesa ha sempre insistito, Actio Dei – Actio Christi. Difatti il “mistero” della liturgia cristiana, come tale, non prende tanto le sue mosse dalla terra, ossia dalla carne e dal sangue, nel tentativo titanico o disperato degli uomini di raggiungere il Cielo con le proprie forze, imitando la religione dei costruttori della torre di Babele, quanto da Dio stesso che, nei santi misteri celebrati dalla Chiesa, compie il suo piano di salvezza: svela a noi la sua grandezza e ci invita a diventare partecipi delle realtà eterne. Perciò la liturgia è soprattutto opera divina in favore dell’uomo, attuazione qui e ora, attraverso i riti e le preghiere, del disegno di comunione tra Dio e l’uomo realizzato in Cristo Gesù a beneficio di tutte le generazioni umane. I misteri storici di Cristo rivivono nella liturgia, il cui centro è rappresentato dall’Eucaristia, attirandoci a Dio e al prossimo nella realtà dell’amore divino.
In questa luce prende tutto il suo spessore l’esordio della Lettera Apostolica del Papa Benedetto XVI: “Sacramento della Carità, la Santissima Eucaristia è il dono che Gesù Cristo fa di se stesso, rivelandoci l’amore infinito di Dio per ogni uomo … Gesù nel Sacramento Eucaristico continua ad amarci ‘fino alla fine’, fino al dono del suo Corpo e del suo Sangue. Quale stupore deve aver preso il cuore degli Apostoli di fronte ai gesti e alle parole del Signore durante quella Cena! Quale meraviglia deve suscitare anche nel nostro cuore il Mistero eucaristico” (Sacramentum  Caritatis, 1).
L’azione Eucaristica dunque non è tanto ciò che facciamo noi, quanto ciò che il Signore realizza in noi: “Cristo ci attira a sé, ci fa uscire da noi stessi per fare di noi tutti una cosa sola in Lui. In questo modo Egli ci inserisce anche nella comunità dei fratelli e la comunione con il Signore è sempre anche comunione con le sorelle e con i fratelli” (Benedetto XVI, Omelia pronunciata a Bari il 29 Maggio 2005 per la conclusione del XXIV Congresso Eucaristico Nazionale).
In altre parole, ciò che fonda, motiva e sostiene la celebrazione Eucaristica è la volontà divina di donarsi: “Nel Sacramento dell’altare, il Signore viene incontro all’uomo creato ad immagine e somiglianza di Dio (Gen. 1, 27) facendosi suo compagno di viaggio. In questo Sacramento infatti il Signore si fa cibo per l’uomo affamato di verità e di libertà” (Sacramentum Caritatis, 2). Questo è proprio il movimento inverso alla religione dei costruttori della torre di Babele, i quali rappresentano, per così dire, i tentativi dell’uomo di farsi Dio, senza lo spirito di umiltà ed apertura capace di accogliere la discesa di Dio incontro all’uomo, in quella mistica d’amore che lo libera. L’Eucaristia è dunque l’espressione più tangibile di quel movimento discendente di Dio che va incontro all’uomo per stringerlo a sé in comunione mirabile – quel movimento che attraversa l’intera storia della salvezza centrata in Cristo, si prolunga e si perpetua nella celebrazione Eucaristica.
Che cos’è la liturgia della Parola, se non l’azione di Dio che rivela se stesso, la sua identità e la nostra identità in rapporto a Lui? E che cosa è la Liturgia Eucaristica se non l’incessante offerta senza misura del Dono di Cristo, nel sacramento del suo Corpo e Sangue, per attirarci sempre più e meglio nella logica e nella realtà dell’amore che redime dal male e riscatta dalla morte? Non è questo il fascino dell’al di là, della chiamata a cercare le cose di lassù (cf. Col. 3, 1)? Di vedere tutta la nostra vita, le nostre scelte, come parte integrante di quell’abbraccio dell’eterno amore che siamo chiamati a realizzare tramite la celebrazione dell’Eucaristia? La nostra partecipazione a questa Actio Christi è proprio come la partecipazione di Maria nel mistero dell’Incarnazione. Non è stata Lei l’attrice principale di ciò che è avvenuto, ma il Signore stesso. Eppure, senza la sua partecipazione tale processo non avrebbe potuto realizzarsi. La prima iniziativa comunque è sempre di Dio e ciò che spetta a noi è semplicemente di adeguarci a Lui. Anche la stessa ars celebrandi deve riflettere questo senso dell’al di là (cf. Sacramentum Caritatis, 40).
Quale mistico dono di Dio alla Chiesa, l’Eucaristia deve essere sempre accolta e non stravolta, deve essere servita, custodita e fedelmente trasmessa. Lo ricorda il n. 37 dell’Esortazione Apostolica Sacramentum Caritatis: “poiché la liturgia Eucaristica è essenzialmente actio Dei che ci coinvolge in Gesù per mezzo dello Spirito, il suo fondamento non è a disposizione del nostro arbitrio e non può subire il ricatto delle mode del momento …. La celebrazione dell’Eucaristia implica, infatti, la Tradizione viva. La Chiesa celebra il sacrificio eucaristico in obbedienza al comando di Cristo, a partire dall’esperienza del Risorto e dall’effusione dello Spirito Santo”.


Dimensione dell’aldilà
L’Eucaristia è il radunarsi escatologico del popolo di Dio. Il Banchetto eucaristico è per noi reale anticipazione del banchetto finale, preannunziato dai profeti (cf. Is. 25, 6-9) e descritto nel Nuovo Testamento come « le nozze dell’Agnello » (Ap. 19, 7-9) da celebrarsi nella gloria della comunione dei Santi” (Sacramentum Caritatis,  31).
La celebrazione Eucaristica non è perciò limitata a chi vi partecipa fisicamente ma si svolge, oltre al piano terrestre della nostra partecipazione, sul piano escatologico e riflette la celebrazione nuziale ed il Banchetto dell’Agnello immolato nella Gerusalemme celeste. Per questo, già ogni celebrazione Eucaristica è fortemente apocalittica ed escatologica, come anche profondamente ecclesiale, cioè coinvolge sia la Chiesa vittoriosa del cielo, che quella sofferente nel Purgatorio come anche la Chiesa militante qui sulla terra. Proprio per questa ragione l’Eucaristia non è sotto il nostro arbitrio. È proprio questa dimensione, soprannaturale e celeste, che rende l’Eucaristia un’esperienza profondamente al di là delle nostre concezioni e del nostro controllo. Non siamo noi i protagonisti principali di ciò che accade.


Sacrificio del Calvario
D’altra parte, ciò che accade nella celebrazione Eucaristica è ciò che Cristo continua a realizzare attraverso noi sui nostri altari: il suo grande atto immolativo e salvifico della croce. Dice Papa Giovanni Paolo II “La Messa rende presente il sacrificio della Croce, non vi si aggiunge e non lo moltiplica” (Ecclesia de Eucharistia, 12), ma ogni Santa Messa è “l’unico e definitivo sacrificio redentore di Cristo che si rende sempre attuale nel tempo”  (ibid.). Difatti dice il Catechismo della Chiesa Cattolica: “il sacrificio di Cristo e il sacrificio dell’Eucaristia sono un unico sacrificio” (CCC, 1367).
Diceva San Giovanni Crisostomo: “noi offriamo sempre il medesimo Agnello, e non oggi uno e domani un altro, ma sempre lo stesso. Per questa ragione il Sacrificio è sempre uno solo” (Omelie sulla Lettera agli Ebrei, 17, 3; PG 63, 131). L’Eucaristia dunque è il sacrificio del Calvario che si compie ogni volta sui nostri altari e chi lo adempie è Cristo stesso nella persona del sacerdote celebrante. Anzi il sacerdote celebrante viene assunto da Cristo e trasformato in un “alter Christus”.
Per questo il Santo Padre nell’Esortazione Apostolica Sacramentum Caritatis dice: “è necessario, pertanto, che i sacerdoti abbiano coscienza che tutto il loro ministero non deve mai mettere in primo piano loro stessi o le loro opinioni, ma Gesù Cristo. Contraddice l’identità sacerdotale ogni tentativo di porre se stessi come protagonisti dell’azione liturgica. Il sacerdote è più che mai servo e deve impegnarsi continuamente ad essere segno che, come strumento docile nelle mani di Cristo, rimanda a Lui” (n. 23).
Tutta la vita liturgica ecclesiale è solamente un’associazione a quel continuo cantico di lode che si rende al Padre per Cristo, Agnello immolato, nello Spirito Santo nella Gerusalemme celeste; non siamo noi i protagonisti principali di tale azione. D’altronde l’Eucaristia è quell’espressione privilegiata, quel sacrificio d’espiazione che piacque a Dio, che Gesù rinnova in noi per la salvezza del mondo. Per questa ragione la vita liturgica è un dono fatto a noi, è data per noi. Non siamo noi i suoi inventori. Allo stesso modo, l’Eucaristia è un dono di Cristo fatto a noi. Per tale motivo ciò che noi realizziamo sull’altare, come si esprime la Mediator Dei, non appartiene tanto a noi, quanto a Cristo perché è “il culto integrale del Corpo mistico di Gesù Cristo, cioè del Capo e delle sue membra” (Mediator Dei, 20).


La tentazione del protagonismo
Il problema è che noi Vescovi e sacerdoti, in quanto essere umani, siamo tentati dal protagonismo:  metterci al centro ci dà soddisfazione – ciò che chiamo ‘coccolare l’ego. Con la Messa celebrata versus populum tale tentazione è molto più forte. Con la nostra faccia verso il popolo aumenta la tentazione di essere uno ‘showman’.
In un bell’articolo scritto da un autore tedesco si trova il seguente commento interessante in materia: “Mentre nel passato il sacerdote funzionava come l’anonimo intermediario, primo tra i fedeli, rivolto verso Dio e non il popolo, rappresentante di tutti e con loro offrendo il sacrificio … oggi lui è una persona speciale, con caratteristiche personali, il suo stile personale, la sua faccia rivolta verso il popolo. Per molti sacerdoti questo cambiamento è una tentazione che non riescono a superare … per loro, il livello del loro successo nel protagonismo diventa una misura del loro potere personale e così l’indicatore di un feeling della loro sicurezza e disinvoltura personale” (K. G. Rey, Pubertaetserscheinungen in der Katholíschen Kirche, – Segni della Pubertà nella Chiesa Cattolica – Kritische Texte, Benzinger, vol. 4, p. 25).
Oggi si nota sempre di più una forte mancanza di consapevolezza di ciò che accade durante la celebrazione Eucaristica. Con questo tipo di protagonismo del quale Rey parla, il sacerdote diventa l’attore principale che esegue un’opera teatrale con altri attori su di un palco, e più creativo e attivo egli diventa, più  pensa di essere riuscito ad impressionare gli spettatori e così  trova una soddisfazione personale. Ma dove è Cristo in tutto questo? Lui sembra essere il grande dimenticato!


Ars celebrandi
E’ proprio per questo che il santo Padre parla – nella Esortazione Apostolica Sacramentum Caritatis, dell’ars celebrandi, da intendersi non come un’altra arte per rendere più impressionante le celebrazioni liturgiche, nel senso descritto dall’autore Rey, ma come un modo effettivo di adeguarsi al vero senso della liturgia, adeguarsi al suo senso più profondo e mistico.
Dice il Papa: “l’ars celebrandi scaturisce dall’obbedienza fedele alle norme liturgiche  nella loro completezza, poiché è proprio questo modo di celebrare ad assicurare da duemila anni la vita di fede di tutti i credenti, i quali sono chiamati a vivere la celebrazione in quanto Popolo di Dio, sacerdozio regale e nazione santa (cf. 1Pt 2, 4-5, 9)” (Sacramentum Caritatis, 38). Inoltre afferma il Papa: “l’ars celebrandi deve favorire il senso del sacro e l’utilizzo di quelle forme esteriori che educano a tale senso, come ad esempio l’armonia del rito, delle vesti liturgiche, dell’arredo e del luogo sacro” (ibid. 40). L’ars celebrandi perciò connota fedeltà a Cristo, alla prassi della Chiesa, al senso mistico e sacro che sfugge ai nostri sensi, e fedeltà alle norme liturgiche come ai libri liturgici.
Che le norme liturgiche non vanno manipolate, toccate o ignorate è stato chiaramente indicato nella Costituzione Liturgica del Concilio – la Sacrosanctum Concilium. Essa diceva: “Regolare la sacra liturgia compete unicamente all’autorità della Chiesa, la quale risiede nella Sede Apostolica e, a norma del diritto, nel Vescovo … di conseguenza assolutamente nessun altro, anche se sacerdote, osi, di sua iniziativa, aggiungere, togliere o mutare alcunché in materia liturgica” (SC 22). L’allora Cardinale Ratzinger nel suo libro Introduzione allo Spirito della Liturgia, spiega che le grandi forme rituali “sono sottratte all’intervento del singolo, della singola comunità, o anche di una Chiesa particolare. La non arbitrarietà è un elemento costitutivo della loro stessa natura. Essi [i riti] sono espressione del fatto che nella liturgia mi viene incontro qualcosa che non sono io a farmi da me stesso, che io entro in qualcosa di più grande che, ultimamente, proviene dalla Rivelazione. Per questo la liturgia è chiamata in oriente « divina liturgia », un’espressione che ne sottolinea la non disponibilità da parte degli uomini” (Introduzione allo Spirito della Liturgia, San Paolo, Milano 2001, p. 161).


Eucaristia e Adorazione
L’Eucaristia è la visibile presenza di Cristo tra noi. Difatti, come definiva il Concilio di Trento: “per consecrationem panis et vini conversionem fieri totius substantiae panis in substantiam Corporis Christi Domini Nostri, et totius substantiae vini in substantiam Sanguinis eius. Quae conversio convenienter et proprie a Sancta Cattolica Ecclesia transubstantiatio est appellata” (Denzinger, 877), e: “in almo Sanctae Eucharistiae Sacramento post panis et vini consecrationem Dominum nostrum Iesum Christum verum Deum atque hominem vere, realiter ac substantialiter sub specie illarum rerum sensibilem contineri” (Denzinger, 874).
Tali constatazioni ci vengono proposte sulla base delle stesse parole di Gesù che in quell’ultima Cena con gli apostoli, la sera prima della sua morte, prendendo il pane nelle sue mani sante pronunciò quelle parole – “questo è il mio Corpo, dato per voi” (Lc. 22, 19), e, con il vino “questo calice è il nuovo patto nel mio sangue sparso per voi” (Lc. 22, 20) e poi ordinò loro: “fate questo in memoria di me” (Lc. 22, 19). Così è nata la celebrazione liturgica dell’Eucaristia.
Il sacerdote agisce in persona Christi e ripetendo le stesse parole di Gesù effettua la totale trasformazione del pane e del vino nel Corpo e Sangue di Cristo. La transustanziazione delle specie del pane e del vino avviene in questo modo tramite la strumentalità del sacerdote.  Dice San Giovanni Crisostomo: “non è l’uomo che fa diventare le cose offerte, Corpo e Sangue di Cristo, ma è Cristo stesso, che è stato crocifisso per noi. Il sacerdote figura di Cristo, pronunzia quelle parole, ma la loro virtù e la grazia sono di Dio. Questo è il mio Corpo, dice. Questa parola trasforma le cose offerte” (De proditione Judae, 1, 6; PG 49, 380 c).
Per questa ragione le specie eucaristiche diventano non solo il ricordo vivo del sacrificio salvifico di Cristo sul Golgota, ma anche l’espressione reale, viva e tangibile della sua presenza tra noi. La Chiesa ha sempre difeso e salvaguardato questo grande dono di Cristo e la fede eucaristica. Inoltre, col passare dei secoli, altre espressioni di questa fede venivano scoprendosi gradualmente diventando un grande patrimonio di pratiche liturgiche e paraliturgiche come anche delle devozioni nuove al Signore presente nelle specie eucaristiche: adorazione eucaristica fuori dalla Santa Messa, processioni eucaristiche, visite al Santissimo Sacramento, preghiere giaculatorie, celebrazione della festa del Corpus Domini, Ora santa, Quarantore, benedizione del Santissimo Sacramento, confraternite di adoratori e congressi eucaristici. Tali pratiche hanno subito un continuo processo di sviluppo e arricchimento.
La costatazione importante qui è che siccome Cristo è presente nelle specie eucaristiche non solo durante la celebrazione della Santa Messa (quella è la concezione protestante) ma anche dopo, Gesù eucaristico deve essere adorato e glorificato sempre. Le specie eucaristiche una volta consacrate rimangono divine e così adorabili – la visibile presenza di Cristo tra noi. “E’ Lui!” Esclamava spesso San Giovanni Maria Vianney, il santo Curato D’Ars.
Ci sono purtroppo delle persone che la pensano diversamente e dicono che il Concilio Vaticano II non avrebbe dato grande importanza all’Adorazione Eucaristica. Tale constatazione non è senza una base poiché, di fatto, la costituzione liturgica del Concilio non menziona l’Adorazione Eucaristica. Il testo infatti include una sezione sulle devozioni popolari (n. 13) ma non menziona devozioni eucaristiche. È quanto mai sorprendente come dopo numerosi pronunciamenti in materia, sia nel decreto sull’Eucaristia del Concilio di Trento che nei successivi scritti Pontifici e poi nella Lettera Encliclica Mediator Dei (n.129 – 137) del Papa Pio XII, pubblicata appena qualche anno prima, nessun accenno al tema si trova nella costituzione liturgica del Concilio Vaticano II Sacrosantum Concilium. Forse è per questo silenzio che in certi ambienti era nata una presa di posizione sfavorevole all’Adorazione Eucaristica nell’epoca della riforma postconciliare. Infatti il Papa, parlando di ciò, dice: “mentre la riforma muoveva i primi passi, a volte l’intrinseco rapporto tra la Santa Messa e l’Adorazione del Santissimo Sacramento non fu abbastanza chiaramente percepito. Un’obiezione allora diffusa prendeva spunto ad esempio dal rilievo secondo cui il Pane Eucaristico non ci sarebbe dato per essere contemplato ma per essere mangiato” (Sacramentum Caritatis, 66).
Tale posizione va collocata anche nell’insieme di alcune confusioni teologiche verificatesi durante e dopo il Concilio e contro le quali Papa Paolo VI già prima della fine del Concilio volle porre fine con la sua grande Enciclica sull’Eucarestia, la Mysterium Fidei. Infatti diceva Papa Paolo VI: “Tuttavia, Fratelli Venerabili, non mancano, proprio nella materia che ora trattiamo, motivi di grave sollecitudine pastorale e di ansietà, dei quali la coscienza del Nostro dovere apostolico non ci permette di tacere. Ben sappiamo infatti che tra quelli che parlano e scrivono di questo Sacrosanto Mistero ci sono alcuni che circa le Messe private, il dogma della transustanziazione e il culto eucaristico, divulgano certe opinioni che turbano l’animo dei fedeli ingerendovi non poca confusione intorno alle verità di fede, come se a chiunque fosse lecito porre in oblio la dottrina già definita dalla Chiesa, oppure interpretarla in maniera che il genuino significato delle parole o la riconosciuta forza dei concetti ne restino snervati. Non è infatti lecito, tanto per portare un esempio, esaltare la Messa così detta « comunitaria » in modo da togliere importanza alla Messa privata; né insistere sulla ragione di segno sacramentale come se il simbolismo, che tutti certamente ammettono nella Santissima Eucaristia, esprimesse esaurientemente il modo della presenza di Cristo in questo Sacramento; o anche discutere del mistero della transustanziazione senza far cenno della mirabile conversione di tutta la sostanza del pane nel Corpo e di tutta la sostanza del vino nel Sangue di Cristo, conversione di cui parla il Concilio di Trento, in modo che essi si limitino soltanto alla « transignificazione » e « transfinalizzazione » come dicono; o finalmente proporre e mettere in uso l’opinione secondo la quale nelle Ostie consacrate e rimaste dopo la celebrazione del sacrificio della Messa Nostro Signore Gesù Cristo non sarebbe più presente” “(Mysterium Fidei,  9-11). Il Papa spiega quale sia l’intento dell’Enciclica: “Affinché dunque la speranza, suscitata dal Concilio, di una nuova luce di pietà eucaristica, che investe tutta la Chiesa, non sia frustrata e inaridita dai semi già sparsi di false opinioni, abbiamo deciso di parlare di questo grave argomento a voi, Venerabili Fratelli, comunicandovi sopra di esso il Nostro pensiero con apostolica autorità” (ibid. 13).
Questa lunga citazione dell’Enciclica uscita il 3 settembre 1965, già prima della fine del Concilio, dimostra quanto il Papa fosse turbato per ciò che stava accadendo. D’altronde il Papa si impegnava con una certa celerità a regolare un’altra prassi che nasceva nella chiesa, specialmente nel nord Europa, sulla ricezione della Santa Comunione. Con l’Istruzione Memoriale Domini, della Congregazione per il Culto Divino del 28 maggio 1969, Papa Paolo VI voleva regolare questa prassi, cioè la comunione sulla mano abusivamente introdotta in questi ambienti. Il documento spiega che il modo di ricevere la Santa Comunione sulla lingua doveva essere conservato, non solo perché fa parte di una lunga tradizione, ma per la ragione di conservare il senso di riverenza per il Signore Eucaristico  presso i fedeli (cf. n. 8). Pur accettando la possibilità di ricevere la Santa Comunione sulla mano, l’Istruzione voleva assicurare che tutto si facesse in modo ordinato. È interessante notare come, in un sondaggio fatto presso i Padri Conciliari, la stragrande maggioranza avesse votato “non placet” a tre domande favorevoli a questa prassi (cf. n. 13). Tutte queste scelte di Papa Paolo VI dimostrano un senso di grave preoccupazione che sentiva in verso certe posizioni teologiche – dottrinali erronee, o riduttive, del Santissimo Sacramento, presso alcune scuole teologiche e liturgiche.
Anche il Papa Benedetto XVI, come abbiamo visto sopra nella Sacramentum Caritatis al n. 66, raccomanda ai fedeli di salvaguardare un grande senso di riverenza verso l’Eucaristia e non lasciarsi confondere da certe posizioni erronee. Tali posizioni effettivamente riducevano il senso divino dell’Eucaristia ad un livello puramente materialista ed umano. Il Papa osserva che già Agostino aveva detto: « nemo autem illam carnem manducat, nisi prius adoraverit; peccemus non adorando – nessuno mangia questa carne senza prima adorarla; peccheremmo se non la adorassimo » (Sacr. Carit. 66).
Per il Papa senza adorazione non c’è un vero ricevimento del Signore: “ricevere l’Eucaristia significa porsi in atteggiamento di adorazione verso colui che riceviamo … soltanto nell’adorazione può maturare un’accoglienza profonda e vera” (Sacramentum Caritatis, 66). Per celebrare con intenso coinvolgimento il mistero della salvezza realizzata sull’altare ci vuole un profondo atteggiamento di silenzio, contemplazione e intensa comunione con Gesù Eucaristico. Dovremmo infatti vivere tale atteggiamento di riverenza e adorazione durante tutta la giornata, per esprimere la nostra disponibilità ad essere in piena comunione con Cristo. Più adoratori diveniamo sull’altare, più saremo toccati dalla comunione trinitaria in Cristo e capaci perciò di rispondere meglio alla nostra chiamata cristiana.
Senza un atteggiamento di adorazione, perciò, non può essere completata una vera celebrazione del Sacrificio Eucaristico. Come spiega Papa Benedetto XVI, ‘adorazione’ nella lingua greca è ‘proskynesis’, parola che significa un gesto di sottomissione: “il riconoscimento di Dio come nostra vera misura, la cui norma accettiamo di seguire” (Omelia a Marienfeld, Colonia, 21 agosto 2005). La parola latina ‘adoratio’, come spiega il Papa, significa “contatto bocca a bocca, bacio, abbraccio e quindi, in fondo amore. La sottomissione diventa unione, perché colui al quale ci sottomettiamo è amore” (ibid.). Adorazione perciò è l’atteggiamento di lasciarsi coinvolgere nell’immenso atto d’amore e auto-donazione di Cristo sulla croce. L’Eucaristia, ripresentando questa auto-donazione sulla croce ci avvolge e ci inserisce intimamente nella sua Pasqua – il passaggio dalla morte alla vita nel quale l’egoismo, il peccato e la morte umana vengono superati definitivamente.
Non è dunque strano che i primi adoratori ai piedi della Croce, che vengono travolti dall’amore di Dio, siano stati Maria, la Madre di Dio, Giovanni e il centurione romano il quale grida la prima confessione di fede, parola di adorazione profonda: “veramente quest’uomo era il Figlio di Dio” (Mc 15, 39).
Siamo noi veramente consci della grandezza di ciò che, in un certo modo, sta accadendo sui nostri altari? Le nostre espressioni di fede come “Ecco l’Agnello di Dio, ecco colui che toglie i peccati del mondo” oppure “in questo sacrificio o Padre, noi tuoi ministri e tutto il tuo popolo santo, celebriamo il memoriale della beata passione, della risurrezione dai morti” oppure “O Signore non sono degno di partecipare alla tua mensa, ma dì soltanto una parola e io sarò salvato”: sono veramente ciò che sentiamo nell’intimo del nostro cuore? Oppure sono solo suoni senza contenuto?
Il Papa chiede che ogni volta che si celebra la Santa Messa ci siano non solo il senso di raccoglimento e di sobrietà, ma anche momenti di silenzio e di contemplazione. Parlando anzi dell’actuosa participatio dice – “con tale parola non si intende fare riferimento ad una semplice attività esterna durante la celebrazione. In realtà, l’attuale partecipazione auspicata dal Concilio deve essere compresa in termini più sostanziali, a partire da una più grande consapevolezza del mistero che viene celebrato” (Sacramentum Caritatis, 52). Il Papa rigetta quell’atteggiamento di alcuni di noi che per “l’incapacità di distinguere, nella comunione ecclesiale, i diversi compiti spettanti a ciascuno”, causano la confusione dei ruoli di chi deve occupare il presbiterio e chi la navata. In particolare, è necessario “che vi sia chiarezza riguardo ai compiti specifici del sacerdote” (ibid. 53).
L’atteggiamento di venerazione verso ciò che accade esige anche, come dice il Papa, uno spirito “di costante conversione che deve caratterizzare la vita di tutti i fedeli”. E aggiunge: “non ci si può aspettare una partecipazione attiva alla liturgia eucaristica, se ci si accosta ad essa superficialmente, senza prima interrogarsi sulla propria vita” (ibid. 55). Inoltre Egli parla del raccoglimento del silenzio, del digiuno e, quando necessario, della confessione sacramentale (cf. Sacramentum Caritatis, 55).
L’Eucaristia – come si vede – è quel trasporsi dalla nostra quotidianità ai piedi della croce dove Cristo, assieme a Maria, Giovanni ed il centurione è l’Agnello immolato che rinnova il suo sacrificio d’amore donandosi per la nostra salvezza eterna.


La lingua sacra
Una delle banalizzazioni ed interpretazioni molto riduttive dell’Eucaristia è stata il quasi totale abbandono dell’uso della lingua latina nella liturgia. Bisogna comunque affermare che non c’è niente di negativo se noi celebriamo la liturgia nella lingua vernacolare. Anzi, la scelta del Concilio di introdurre più uso delle lingue vernacolari nella liturgia era il punto d’arrivo, dopo decenni di tentativi, soprattutto nelle Chiese d’oltralpe, affinché i fedeli partecipassero con maggior intensità alla preghiera della Chiesa, soprattutto nella sua espressione eucaristica. In un tempo nel quale la conoscenza e l’apprezzamento delle lingue classiche perdeva terreno, la Chiesa non aveva altra scelta.
Ma ciò che avrebbe dovuto accadere era un graduale ed illuminato uso delle lingue vernacolari e non l’abbandono totale di una lingua comune liturgica universalmente usata. Tale abbandono ha portato non solo a una riduzione in generale del senso del sacro, particolarmente nella liturgia, ma anche ad una sorta di convenzionalismo nei confronti della Chiesa. Noi per esempio abbiamo nello Sri Lanka, nel contesto del dopoguerra, contrasti a livello liturgico fra i due gruppi etnici e linguistici dei cingalesi e tamil, di pregare insieme in una lingua. La liturgia non ci unisce più, ma ci divide; questa è la nostra esperienza odierna.
Il Concilio non aveva auspicato un abbandono totale della lingua comune liturgica della Chiesa, la lingua latina. Di fatto, esso aveva così auspicato: “l’uso della lingua latina, salvo diritti particolari, sia conservato nei riti latini” (Sacrosanctum Concilium,  36). Anche nell’apertura verso le lingue vernacolari a scopi di utilità per il popolo, il Concilio aveva affermato: “si conceda alla lingua nazionale una parte più ampia, specialmente nelle letture e nelle ammonizioni, in alcune preghiere e canti, secondo le norme fissate per i singoli casi”. Non era previsto né era raccomandato dai Padri conciliari il totale abbandono della lingua latina,  come la mens del documento Sacrosanctum Concilium chiaramente indica.
L’uso di una lingua antica nel culto religioso, una lingua non usata nel contesto odierno, è comune per molte altre religioni. Per esempio, la lingua liturgica dell’Induismo è il sanscrito, del Buddismo è il pali, e nell’Islam l’arabo coranico. Nessuna di queste lingue è parlata oggi. Ognuna di queste lingue è rispettata e riservata per esprimere qualcosa che oltrepassa il livello dei suoni e delle lettere. Nel Giudaismo, per esempio, si scrive con il tetragramma il non pronunciabile nome di Dio. Di per sé le quattro lettere di questa parola non hanno un significato linguistico particolare, ma rappresentano il sacrosanto nome di Dio nella tradizione scritta della Masora. La parola stessa non è traducibile ed è stata lasciata intoccabile sia dai rabbini, che da esperti del Giudaismo. Di fatto, in alcune culture le lingue sono nate da una combinazione di suoni e concetti liturgici. La parola “Om” nell’Induismo, o la parola “Nirvana” del Buddismo, sono parole che esprimono molto più di ciò che il suono originale rappresenta, e cercare di spiegare con altre parole tali concetti comporta un impoverimento.
La fede cattolica è spesso identificata con alcuni concetti teologici di base che non sono di per sé traducibili e che sono intimamente legati al patrimonio linguistico greco e latino nel quale tali concetti sono nati. Abbandonando questo patrimonio nella nostra liturgia si corre il pericolo di impoverimento e di gravi errori quanto al contenuto della nostra stessa fede. Per questo il Concilio era cauto su tale scelta; ed infatti incoraggiava i fedeli a “recitare e cantare insieme anche in lingua latina, le parti dell’ordinario della Messa che spettano ad essi” (Sacrosanctum Concilium, 54) e i chierici a recitare l’Ufficio divino in lingua latina (cf. 101, 1). Credo che l’insistenza con la quale Papa Benedetto parli dell’uso della lingua latina e del canto gregoriano nella liturgia (cf. Sacamentum Caritatis, 62), vada nella giusta direzione, quella auspicata dal Concilio Vaticano II.


Conclusione
Nelle mie riflessioni non ho cercato di presentare una totale ed esauriente presentazione sull’Eucaristia o sulla liturgia ma, anche per la limitatezza del tempo, solo alcuni punti che a me sembrano importanti. L’Eucaristia, come dice la dottrina della Chiesa, è un mistero; mistero anche perché è il Signore. Nessuno lo ha mai capito o compreso. Le stesse sacre pagine attestano che nessun uomo capirà mai le vie del Signore: “Chi ha diretto lo spirito del Signore e come suo consigliere gli ha dato suggerimenti? A chi ha chiesto consiglio, perché lo istruisse e gli insegnasse il sentiero della giustizia?” (Is. 40, 13-14).
La Chiesa nella sua lunga tradizione ha celebrato Cristo nella sua auto-donazione sul Calvario. Ciò che spetta a noi è solo di adeguarci a ciò che Egli, misticamente, realizza sui nostri altari, diventando noi stessi l’alter Christus, la vittima e sacerdote che, con grande devozione e fede, aderisce a lui e gli permette di abbracciarci nel suo atto d’amore: “quel volgersi di Dio contro se stesso nel quale Egli si dona per rialzare l’uomo e salvarlo, amore, questo, nella sua forma più radicale” (Deus Caritas Est, 12).
Vorrei terminare questa riflessione con alcune parole del Santo curato d’Ars, bellissime per la profondità, non solo teologica, ma anche per la sua tenera affettuosità verso il Signore: “Tutte le buone opere non sono uguali nel valore quando si considera il sacrificio della Messa, perché quelle sono opere degli uomini, ma la Santa Messa è l’opera di Dio. Il martirio non è niente paragonato ad essa; esso è il sacrificio che l’uomo fa della sua vita a Dio. Ma la Messa è il sacrificio che Dio fa all’uomo del suo Corpo e del suo Sangue. Quanto grande è un sacerdote! Se capisce questo, morrà … Dio gli obbedisce; lui pronuncia due parole e il Signore scende dal cielo e si chiude dentro una piccola ostia. Quale dono!” (Piccolo Catechismo).


Intervento tenuto all’Assemblea Ecclesiale della Diocesi di Porto – Santa Rufina
Roma - La Storta, 23 settembre 2011.
In Site da Diocese de Porto Santa Rufina

quarta-feira, 28 de setembro de 2011

Il Cardinale Ranjith : L'Eucaristia è "un affacciarsi del Cielo sulla terra"






Intervento tenuto dal Cardinale Ranjith all'Assemblea Ecclesiale della Diocesi di Porto - Santa Rufina, il 23 settembre 2011

http://www.diocesiportosantarufina.it/home/news_det.php?neid=1409

del card. A. Malcolm Ranjith


L’Eucaristia è "un affacciarsi del Cielo sulla terra"
(Sacramentum Caritatis, 35)

Introduzione

Il Concilio Vaticano II nella Costituzione dogmatica sulla Chiesa, la Lumen Gentium, nomina l’Eucaristia come “fonte e apice di tutta la vita cristiana” (Lumen Gentium, 11). Inoltre il Decreto sul ministero e la vita dei Presbiteri Presbyterorum Ordinis, dice così: “Infatti, nella Santissima Eucaristia è racchiuso tutto il bene spirituale della Chiesa, cioè lo stesso Cristo, nostra Pasqua e pane vivo che mediante la sua carne vivificata dallo Spirito Santo e vivificante, dà vita agli uomini” (Presbyterorum Ordinis, 5). Anche il Catechismo della Chiesa Cattolica definisce l’Eucaristia “il compendio e la somma della nostra fede” (CCC 1327).

Il ruolo determinante che l’Eucaristia svolge nella vita spirituale della Chiesa è stato riconosciuto sin dai primi momenti della sua esistenza. Proprio il brano scritturistico proposto come base di riflessione oggi, cioè Atti 2, 42-46, indica come la prima comunità dei chiamati celebrava l’Eucaristia: si usa l’espressione “klasei tou artou” – “spezzare il pane” (versetto 42-46) per definire la celebrazione eucaristica.LEGGE IN...
 
http://blog.messainlatino.it/2011/09/il-cardinale-ranjith-leucaristia-e-un.html

segunda-feira, 29 de agosto de 2011

ENTREVISTA DO CARDEAL MONS. ALBERT MALCOLM RANJITH, ARCEBISPO SECRETÁRIO EMÉRITO DA CONGREGAÇÃO PARA O CULTO DIVINO E A DISCIPLINA DOS SACRAMENTOS SOBRE O MOTU PROPRIO DE SUA SANTIDADE O PAPA BENTO XVI.


 

 







O Motu Proprio Summorum Pontificum é "também um sinal para toda a Igreja sobre alguns princípios teológico-disciplinares a salvaguardar tendo em vista uma sua profunda renovação, tão desejada pelo Concílio”.

Cidade do Vaticano (Agência Fides) – No dia 14 de Setembro entrou em vigor o Motu Proprio Summorum Pontificum promulgado pelo Papa Bento XVI, em 7 de Julho de 2007 e dedicado ao rito de São Pio V revisto, em 1962, pelo Papa João XXIII. Com o Motu Proprio (iniciativa promovida por quem tem poder para isso) volta a possibilidade de celebrar com o Missal Tridentino sem necessariamente ter que pedir permissão ao Bispo.

Com o Concílio Vaticano II e em particular com a reforma litúrgica de 1970, promovida pelo Papa Paulo VI, o antigo Missal fora substituído pelo novo e, ainda que não tivesse sido jamais abolido, os fiéis para utilizá-lo tinham que pedir a expressa permissão do Bispo. Uma permissão exigida por um outro Motu Proprio: o Ecclesia Dei afflicta firmado pelo Papa João Paulo II, em 2 de Julho de 1988.

Hoje, com o novo Motu Proprio, essa permissão não é mais necessária e qualquer "grupo estável" de fiéis pode livremente pedir ao próprio pároco a possibilidade de celebrar seguindo o antigo Missal. A Agência Fides, nesse sentido, dirigiu algumas perguntas a Sua Excia. Monsenhor Albert Malcolm Ranjith, Arcebispo Secretário da Congregação para o Culto Divino e a Disciplina dos Sacramentos.



1. Excelência Reverendíssima, qual é, a seu ver o significado profundo do Motu Proprio Summorum Pontificum?

“Vejo nessa decisão não só a solicitude do Santo Padre em abrir caminho para a reentrada à plena comunhão da Igreja para os seguidores de Monsenhor Lefebvre, mas também um sinal para toda a Igreja sobre alguns princípios teológico-disciplinares a salvaguardar tendo em vista uma sua profunda renovação, tão desejada pelo Concílio.


Parece-me que há nisso um forte desejo do Papa para corrigir aquelas tentações, patentes em alguns ambientes, que vêem o Concílio como um momento de ruptura com o passado, e como um novo início. Basta recordar seu discurso à Cúria Romana, em 22 de Dezembro de 2005. De outro lado, nem o Concílio pensou, nesses termos. Seja em suas escolhas doutrinárias, seja nas litúrgicas, como também nas jurídicas-pastorais, o Concílio foi um outro momento de aprofundamento e de actualização da rica herança teológica-espiritual da Igreja na sua história bimilenar. Com o Motu Proprio, o Papa quis afirmar claramente que toda tentação de desprezo dessas veneráveis tradições está fora de lugar. A Mensagem é clara: progresso, sim, mas não às custas, ou sem a história. Também a reforma litúrgica deve ser fiel a tudo aquilo que aconteceu desde o início até hoje, sem exclusões.

Por outro lado, não devemos jamais esquecer que, para a Igreja Católica, a Revelação Divina não é algo proveniente apenas da Sagrada Escritura, mas também da Tradição viva da Igreja. Tal fé nos distingue nitidamente das outras manifestações da fé cristã. A verdade para nós é aquilo que emerge, por assim dizer, destes dois pólos, isto é, a Sagrada Escritura e a Tradição. Esta posição, para mim, é muito mais rica do que outras visões, porque respeita a liberdade do Senhor a guiar-nos em direção a uma compreensão mais adequada da verdade revelada também através daquilo que acontecerá no futuro.

Naturalmente, o processo de discernimento daquilo que emerge será atualizado através do Magistério da Igreja. Mas aquilo que devemos recolher é a importância atribuída à Tradição. A Constituição Dogmática Dei Verbum afirmou essa verdade claramente (DV 10).

Ademais, a Igreja é uma realidade que supera os níveis de uma pura invenção humana. Ela é o Corpo místico de Cristo, a Jerusalém celeste e a estirpe eleita de Deus. Ela, por isso, supera as fronteiras terrestres assim como toda limitação de tempo e é uma realidade que transcende de muito a sua manifestação terrestre e hierárquica. Por isso, nela, aquilo que é recebido, deverá ser transmitido fielmente. Nós não somos nem inventores da verdade, nem os seus donos, mas apenas aqueles que a recebem, e que têm o dever de protegê-la e transmiti-la aos outros. Como dizia São Paulo falando da Eucaristia: “Eu de fato recebi do Senhor aquilo que, por minha vez, vos transmiti” (1Cor 11, 23).



O respeito da Tradição não é, portanto, uma livre escolha nossa na busca da verdade, mas a sua base que deve ser aceita. Na Igreja, a fidelidade à Tradição, por isso, é uma atitude essencial da própria Igreja. O Motu Proprio, a meu ver, deve ser entendido também nesse sentido. Ele é um possível estímulo para uma necessária correção de rumo. De fato, em algumas escolhas da reforma litúrgica feita depois do Concílio, foram adoptadas orientações que ofuscaram alguns aspetos da Liturgia, melhor reflectida da prática precedente, porque, a renovação litúrgica foi entendida por alguns como algo a ser feito totalmente “ex novo” (do novo). Sabemos bem, porém, que tal não foi a intenção da Sacrosanctum Concilium, que destaca que “as novas formas, de qualquer modo, desabrocharão organicamente daquelas já existentes” (SC 23).



2. Uma característica do Pontificado de Bento XVI parece ser a insistência em torno de uma correta hermenêutica do Concílio Vaticano II. Segundo o Senhor, o Motu Proprio "Summorum Pontificum" vai nessa direcção? Se sim, em que sentido?

"Já quando era Cardeal, em seus escritos, o Papa havia rejeitado um certo espírito de exuberância visível em alguns círculos teológicos motivados por um assim chamado "espírito do Concílio" que para ele foi, na realidade, um verdadeiro "anti espírito" ou um "Konzils-Ungeist" (Relação sobre a Fé, São Paulo, 2005, capítulo 2). Cito textualmente tal obra na qual o Papa sublinha: "É preciso opor-se decisivamente a esse esquematismo de um antes e um depois na história da Igreja, totalmente injustificado pelos próprios documentos do Vaticano II, que não fazem senão reafirmar a continuidade do catolicismo" (ibid p. 33).

Ora, um tal erro de interpretação do Concílio e do caminho histórico-teológico da Igreja influiu sobre todos os setores eclesiásticos, inclusive na Liturgia. Uma certa atitude, de fácil rejeição dos desenvolvimentos eclesiológicos e teológicos, como também dos comportamentos litúrgicos do último milénio, de um lado, e uma ingénua idolização do que teria sido a “mens” da Igreja assim chamada dos primeiros cristãos, de outro lado, teve um influxo de não pouca importância sobre a reforma litúrgico-teológica da era pós conciliar.

A rejeição categórica da Missa pré-conciliar, como o resto de uma época já “superada”, foi o resultado dessa mentalidade. Tantos viram as coisas desse modo, mas, por graça de Deus, não por todos. A própria Sacrosanctum Concilium, a Constituição Conciliar sobre a Liturgia, não oferece nenhuma justificação para tal atitude. Seja em seus princípios gerais, seja em suas normas propostas, o Documento é sóbrio e fiel àquilo que significa a vida litúrgica da Igreja. Basta ler o número 23 do dito documento para sermos convencidos de tal espírito de sobriedade.

Algumas dessas reformas abandonaram importantes elementos da Liturgia com as relativas considerações teológicas: agora é necessário e importante recuperar esses elementos. O Papa, considera que o rito de São Pio V, revisto pelo Beato João XXIII, é um caminho para a recuperação daqueles elementos ofuscados pela reforma, o Papa deve certamente ter reflectido muito sobre sua escolha; sabemos que ele consultou diversos sectores da Igreja sobre tal questão e, não obstante algumas posições contrárias, o Papa decidiu permitir a livre celebração daquele Rito.

Tal decisão não é tanto, como dizem alguns, um retorno ao passado, quanto a necessidade de tornar a equilibrar de modo íntegro os aspetos eternos, transcendentes e celestiais com os terrestres e comunitários da Liturgia. Essa decisão ajudará a estabelecer eventualmente um equilíbrio também entre o sentido do sagrado e do mistério, de um lado, e o dos gestos externos e dos comportamentos e empenhos sócio-culturais derivantes da Liturgia”.



3. Quando ainda era Cardeal, Joseph Ratzinger insistia muito sobre a necessidade de ler o Concílio Vaticano II a partir de seu primeiro documento, isto é, da Sacrosanctum Concilium. Por que, conforme o Senhor, os Padres Conciliares quiseram dedicar-se antes de tudo à Liturgia?

“Antes de tudo, por trás dessa escolha, estava seguramente a consciência da importância vital da Liturgia para a Igreja. A Liturgia, por assim dizer, é o olho do furacão, porque aquilo que se celebra, é aquilo que se crê e aquilo que se vive: o famoso axioma Lex orandi, lex credendi. Por isso, toda verdadeira reforma da Igreja passa através da Liturgia. Os Padres estavam cônscios de tal importância. Ademais, a reforma litúrgica era um processo já em ação antes mesmo do Concílio a partir sobretudo do Motu Proprio Tra le Sollecitudini de São Pio X e da Mediator Dei de Pio XII.

Foi São Pio X que atribuiu à Liturgia a expressão “primeira fonte” do autêntico espírito cristão. Talvez já, também, a existência das estruturas e da experiência de quem se empenhava para o estudo e a introdução de algumas reformas litúrgicas, estimulava os Padres Conciliares a escolher a Liturgia como matéria a considerar como a primeira nas sessões do Concílio.

O Papa Paulo VI reflectia a mente dos Padres Conciliares sobre a questão, quando disse: “nós aí vemos o obséquio da escala dos valores e deveres: Deus em primeiro lugar; a oração primeira obrigação nossa; a Liturgia primeira fonte da vida divina comunicada a nós, primeira escola da nossa vida espiritual, primeiro dom que podemos dar ao povo cristão…” (Paulo VI, Discurso de encerramento do 2° período do Concílio, 4 de Dezembro de 1963).

4. Muitos leram a publicação do Motu Proprio “Summorum Pontificum” como uma vontade do Pontífice para aproximar a Igreja dos cismáticos lefebvrianos. Segundo o senhor, foi isso mesmo? Vai também nesse sentido o Motu Proprio?

“Sim, mas não só assim. O Santo Padre explicando as motivações de sua decisão, seja no texto do Motu Proprio como na carta de apresentação escrita para os Bispos, elenca também outras razões importantes. Naturalmente, ele terá levado em conta o pedido sempre mais crescente, feito por diversos grupos e, sobretudo, pela Sociedade de São Pio X e a Fraternidade Sacerdotal de São Pedro, assim como também por Associações de Leigos, para a liberalização da Missa de São Pio V. Assegurar a integração total dos Lefebvrianos era importante também pelo fato de que muitas vezes, no passado, se cometeram erros de julgamento causando inúteis divisões na Igreja, divisões que agora se tornaram quase insuperáveis. O Papa fala desse possível perigo na carta de apresentação do Documento escrita aos Bispos.



5. Quais são, a seu ver as problemáticas mais urgentes para a justa celebração da Sagrada Liturgia? Quais as instâncias sobre as quais se deveria insistir mais?

Creio que nos crescentes pedidos para a liberalização da Missa de São Pio V, o Papa tenha visto sinais de um certo esvaziamento espiritual causado pelo modo com o qual os momentos litúrgicos, são até hoje celebrados na Igreja. Tal dificuldade nasce tanto de certas orientações da reforma litúrgica pós conciliar, que tendiam a reduzir, ou melhor ainda, a confundir aspectos essenciais da fé, quanto de comportamentos aventureiros e pouco fiéis à disciplina litúrgica da própria reforma; o que se constata por toda a parte.

Creio que uma das causas para o abandono de alguns elementos importantes, do rito tridentino na realização da reforma pós conciliar por parte de certos setores litúrgicos seja o resultado de um abandono ou de uma sub avaliação daquilo que teria acontecido no segundo milênio da história da Liturgia.

Alguns liturgistas viam os desenvolvimentos desse período de um modo antes negativo. Tal juízo é errôneo porque quando se fala da tradição viva da Igreja não se pode escolher aqui e acolá aquilo que concorda com nossas idéias pré concebidas.

A Tradição, considerada em um sentido geral também nos ambientes da ciência, filosofia, ou teologia, é sempre algo vivo que continua a se desenvolver e a progredir também nos momentos altos e baixos da história. Para a Igreja, a Tradição viva é uma das fontes da revelação divina e é fruto de um processo de evolução continua. Isso é verdade também na tradição litúrgica, com o “t” minúsculo.



Os desenvolvimentos da Liturgia no segundo milénio têm o seu valor. A Sacrosanctum Concilium não fala de um novo Rito, ou de um momento de ruptura, mas de uma reforma que surja organicamente daquilo que já existe. É por isso que o Papa diz: “na história da Liturgia há crescimento e progresso, mas não há nenhuma ruptura. Aquilo que para as gerações anteriores era sagrado, também para nós permanece sagrado e grande, e não pode ser improvisamente totalmente proibido ou, sem mais, considerado nocivo” (Carta aos Bispos, 7 de Julho de 2007). Idolatrar aquilo que aconteceu no primeiro Milénio, com prejuízo do que ocorreu em sucessivo, é, pois, uma atitude pouco científica. Os Padres Conciliares não mostraram um tal comportamento.

Uma segunda problemática seria aquela de uma crise de obediência para com o Santo Padre que se nota em alguns ambientes. Se tal atitude de autonomia é visível entre alguns eclesiásticos, como também nos níveis mais altos da Igreja, não favorece certamente à nobre missão que Cristo confiou a seu Vigário.

Ouve-se que, em algumas nações ou dioceses, foram promulgadas pelos Bispos regras que praticamente anulam ou deformam a intenção do Papa. Tal comportamento não é consoante com a dignidade e a nobreza da vocação de um pastor da Igreja. Não digo que todos sejam assim. A maioria dos Bispos e eclesiásticos aceitaram, com o devido sentido de reverência e de obediência, a vontade do Papa. Isso é verdadeiramente louvável. Entretanto, houve vozes de protesto por parte de alguns Bispos.

Ao mesmo tempo, não se pode ignorar que tal decisão foi necessária porque, como diz o Papa, a Santa Missa: “em muitos lugares se celebrava de modo fiel às prescrições do novo Missal, mas isso era, sem mais, entendido como uma autorização e até como uma obrigação para a criatividade, a qual leva frequentemente a deformações da liturgia até o limite do suportável”.

“Falo por experiência”, continua o Papa “porque vivi também eu aquele período com todas as suas expectativas e confusões e vi como pessoas que eram totalmente radicadas na Fé da Igreja, quão profundamente elas foram feridas pelas deformações arbitrárias da Liturgia,” (Carta aos Bispos). O resultado de tais abusos foi um crescente espírito de nostalgia para com a Missa de São Pio V.

Além disso, um sentido de desinteresse geral para ler e respeitar seja os documentos normativos da Santa Sede, como também as próprias Instruções e Premissas dos livros litúrgicos piorou ainda mais a situação. A Liturgia não parece ainda figurar suficientemente na lista das prioridades para os Cursos de Formação continua dos eclesiásticos.

Distingamos bem. A reforma pós conciliar não é de todo negativa; antes, há nela muitos aspectos positivos naquilo que foi realizado. Mas há também mudanças introduzidas abusivamente que continuam a ser levadas avante não obstante seus efeitos nocivos à fé e sobre a vida litúrgica da Igreja.

Falo aqui, por exemplo, de uma mudança efectuada na reforma, a qual não foi proposta nem pelos Padres Conciliares, nem pela Sacrosanctum Concilium, isto é, a comunhão recebida na mão. Isso contribuiu, de algum modo, para uma certa decadência da fé na Presença real de Cristo na Eucaristia.

Essa prática, e a abolição das balaustradas do presbitério, dos genuflexórios das igrejas e a introdução de práticas que obrigam os fiéis a ficar sentados ou de pé durante a elevação do Santíssimo Sacramento reduze, o genuíno significado da Eucaristia assim como o sentido da profunda adoração que a Igreja deve dirigir para o Senhor, o Unigênito Filho de Deus.

Além disso, a Igreja, casa de Deus, em alguns lugares é usada como sala para encontros fraternos, concertos ou celebrações inter-religiosas. Em algumas Igrejas , o Santíssimo Sacramento é quase escondido e abandonado em uma capelinha invisível e pouco decorada. Tudo isso obscurece a fé tão central da Igreja, na presença real de Cristo. Para nós católicos, a Igreja é essencialmente a casa do Eterno.

Outro sério erro é aquele de confundir os papéis específicos do clero e dos leigos com relação ao altar tornando o presbitério um lugar de perturbação, de excessivo movimento, e não certamente “o lugar” onde o cristão consegue colher o sentido de estupor e de esplendor ante a presença e a acção salvífica do Senhor.

O uso de danças, de instrumentos musicais e de cantos que têm bem pouco de litúrgico, não são de modo algum consoantes ao ambiente sagrado da Igreja e da Liturgia; acrescento também certas homilias de carácter político-social frequentemente pouco preparadas. Tudo isso desnatura a celebração da S. Missa e faz dela uma coreografia e uma manifestação de teatralidade, mas não de fé.

Há ainda outros aspectos pouco coerentes com a beleza e a maravilha daquilo que se celebra sobre o altar. Nem tudo vai mal com o Novus Ordo, mas muitas coisas ainda devem ser colocadas em ordem evitando ulteriores danos à vida da Igreja. Creio que nossa atitude com relação ao Papa, para com as suas decisões e a expressão de sua solicitude para o bem da Igreja deve ser somente aquela que São Paulo recomendou aos Coríntios - “mas tudo se faça para a edificação” (1Cor 14, 26). (P.L.R.) (Agência Fides 16/11/2007; 199