Arquivo do blog

sábado, 25 de julho de 2015

Enquête sur la messe traditionnelle 1988-1998 dixième anniversaire du Motu proprio Ecclesia Dei Préface de S. Em. le cardinal Alfons Maria Stickler

Enquête sur la messe traditionnelle 1988-1998 dixième anniversaire du Motu proprio Ecclesia Dei Préface de S. Em. le cardinal Alfons Maria Stickler

Resultado de imagem para cardinal Alfons Maria Stickler
Préface

 C’est bien volontiers que je salue l’initiative de la revue La Nef de publier une enquête sur le bilan du Motu proprio Ecclesia Dei à l’occasion du dixième anniversaire de sa promulgation. La liturgie est un bien qu’il faut préserver étant donné le lien étroit entre la foi et la liturgie – lex orandi, lex credendi. Le Concile Vatican II, dans la constitution Sacrosanctum concilium, enseigne que la liturgie obéit à des lois similaires à celles de la foi. Il faut se souvenir de l’enseignement du Concile : « La liturgie comporte une partie immuable, d’institution divine, et des parties sujettes au changement, qui peuvent varier au cours des âges, et même le doivent s’il s’y introduit des éléments qui correspondent mal à la nature de la liturgie latine elle même » (n. 21). Ces éléments, ne sont-ils pas présents aujourd’hui dans la liturgie latine réformée ? On peut remarquer, d’ailleurs, que la liturgie issue de la réforme de 1969 ne correspond pas sur certains points à la volonté clairement exprimée des Pères conciliaires. Pour ne prendre qu’un exemple, la réforme liturgique a détruit un principe théologique qui, pourtant, a été affirmé, et par le concile de Trente, et par le second concile du Vatican après une longue et 5 sérieuse discussion (j’y assistais et je peux confirmer que la constitution conciliaire l’a clairement et substantiellement réaffirmé dans le texte final). Ce principe est que la langue latine doit être conservée dans le rite latin. Tout comme le permettait le concile de Trente, la langue vernaculaire n’a été admise par les Pères conciliaires de Vatican II que comme une exception. La suppression quasi-généralisée du latin a eu pour résultat la perte de l’un des plus grands signes et instrument de l’unité externe au sein de l’Eglise catholique, présente pourtant dans le monde entier, alors qu’autrefois l’Eglise était unifiée en une commune voix. Par ailleurs, cette situation est devenue bien des fois la cause d’une désunion interne au sein même de la messe, laquelle devrait être l’esprit et le centre de la concorde externe et interne des catholiques partout dans le monde. Les exemples de désunion due à l’usage de la langue vulgaire abondent. Nous devons admettre qu’en quelques décennies, après la réforme de la langue liturgique, nous avons perdu la possibilité de prier et de chanter ensemble, même dans les grands rassemblements, comme les congrès eucharistiques, ou bien dans les rencontres avec le pape, lui qui est le centre de l’unité de l’Eglise. Nous ne pouvons plus prier et chanter ensemble. J’espère que ce livre d’enquête contribuera à servir l’Eglise en apportant une utile réflexion sur la place centrale de la liturgie pour tout chrétien. Il peut être aussi l’occasion pour les fidèles de faire part, dans un esprit d’obéissance aux supérieurs légitimes, de leur désir fondé et de leur préférence pour la messe latine romaine (dite tridentine).  

http://www.clerus.org/clerus/dati/2000-12/07-999999/Ch1.pdf