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sexta-feira, 16 de outubro de 2015

Sainte Marguerite Marie Alacoque

 
Marguerite Marie Alacoque

Marguerite-Marie Alacoque est née le 22 juillet 1647et elle est morte le 17 octobre 1690.
Marguerite était la cinquième enfant de Claude et Philiberte Alacoque, son père était juge et notaire royal.

Dès sa prime enfance, Marguerite fit preuve d’une dévotion particulière envers le Saint Sacrement, et elle préfèrait le silence et la prière aux jeux de son âge.

À cinq ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille était religieuse, elle entendit parler des vœux religieux et, à l’insu de tous, elle fit sa première consécration à la messe en prononçant ces mots : « Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté. »

À l’âge de neuf ans, après sa première communion, elle pratiqua en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans.

À la fin de cette période, ayant fait le vœu à la Vierge de se consacrer à la vie religieuse, elle se serait retrouvée guérie sur-le-champ.
En reconnaissance, le jour de sa confirmation, elle ajouta le prénom « Marie » à son nom de baptême.

Devenue orpheline de père, elle fut recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentaient, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes.
Marguerite-Marie trouva son réconfort dans la prière, et c'est alors qu'elle aurait eu ses premières visions de Jésus Christ.
Il lui apparaissait d'habitude sur la croix ou lors de l'épisode de l'Ecce Homo et elle ne s’en étonnait pas, pensant que d'autres recevaient aussi ces visions.

Quand elle eut dix-sept ans, sa famille put récupérer son bien et sa mère lui confia son désir de l’établir dans le monde.
Alors, bien que régulièrement meurtrie par les pénitencesqu’elle s’imposait, elle commença à participer aux activités mondaines.

Une nuit, alors qu’elle était revenue d’un bal, elle aurait eu une vision du Christ pendant la flagellation : il lui reprochait son infidélité après qu’il lui eût donné tant de preuves d'amour.
Pendant le reste de sa vie, Marguerite-Marie pleura deux « fautes » qu’elle avait commises en ce temps-là : avoir porté quelques ornements et mis un masque au carnaval pour faire plaisir à ses frères.

Elle visita plusieurs couvents, et en entrant dans celui de la Visitation de Paray le Monial, une voix intérieure lui dit : « C’est ici que Je te veux ».
C’est à Paray le Monial qu’elle recevra ses révélations, de 1973 à 1975.

Le 25 mai 1671, à l'âge de 24 ans, elle entra au monastère et, en novembre 1672, elle prononça ses vœux perpétuels.
De santé fragile, elle n'en continuait pas moins ses flagellations, ainsi que les macérations les plus extrêmes, voire les plus répugnantes, qu'elle mentionne elle-même dans ses Mémoires.

Peu après son entrée au monastère, elle reçut, d'après son propre témoignage, plusieurs apparitions privées du Christ. La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675 :
Jésus lui montre son cœur en disant :
« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, (...) jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour.
Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu'ingratitude. ».

Une autre fois, Il lui dit :
« Mon divin Cœur est (...) passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier ».
« Regarde ce Cœur qui a tant aimé le monde et que les hommes n'ont pas aimé en retour ».

Dès lors, Marguerite-Marie est investie par Jésus de la mission d'établir une dévotion particulière envers le Sacré Coeur.

Une autre mission fut confiée par le Christ à Marguerite-Marie le 17 juin 1689.
Marguerite-Marie transmet à Louis XVI les demandes de Jésus :
Une fête en l’honneur de son Divin Cœur (fêtée 19 jours après la Pentecôte),
une basilique nationale dédiée à Son Cœur (Montmartre sera construite en 1873),
la consécration de la France au Sacré Cœur,
et de placer le Sacré Cœur sur le drapeau français.

Tout comme la demande de consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, cette demande est restée lettre morte.

Certains soulignent d'ailleurs le fait que c'était exactement 100 ans plus tard, le 17 juin 1789, que le Tiers Etat se proclama Assemblée nationale, créant ainsi la rupture avec la France de Clovis.

Lorsque Louis XVI prit la décision de faire ce qui était demandé au chef de l'Etat français, il était trop tard : c'est dans la prison du temple et en présence de toute sa famille qu'il s'engagea solennellement à respecter la volonté divine, le texte de cet engagement ayant été transmis par le père Hebert qui sera béatifié en 1826 :

« Si par effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma puissance et ma couronne royale, je promets solennellement de révoquer la constitution civile du clergé (...) de prononcer un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré-Cœur de Jésus, d'ériger une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré-Cœur de Jésus (...)
Je ne puis aujourd'hui prononcer qu'en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s'il le fallait (…).

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi. »

Marguerite Marie écrit : « Ah ! Que de bonheur pour vous et pour ceux qui y contribuent ! Car ils s'attirent par là l'amitié et les bénédictions éternelles de cet aimable Cœur, et un puissant protecteur pour notre patrie...
Il ne veut établir Son règne parmi nous que pour nous accorder plus abondamment ses précieuses grâces de sanctification et de salut. »
(Lettre à la Mère de Saumaise, son ancienne supérieure, en date du 23 février 1689)

Ces manifestations lui valurent d'être mal considérée par le reste des membres de la communauté, qui la traitaient de « visionnaire », au point que sa supérieure lui intima l'ordre de se plier à la vie commune.

Cependant, son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent enfin par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui lui avaient montré la plus forte opposition.

Avec l’aide du Père Claude La Colombière, que Jésus lui aurait présenté comme son « vrai et parfait ami », Marguerite-Marie fit connaître le message que Jésus lui a adressé.
C’est le début du culte du Sacré Coeur.

Inspirée par le Christ, Marguerite-Marie établit la pratique de l'Heure Sainte, qui pour elle consistait à prier, étendue par terre, le visage contre le sol depuis onze heures du soir jusqu'à minuit le premier jeudi de chaque mois, afin de partager la tristesse mortelle qu'avait supportée le Christ, quand il fut abandonné à son agonie par ses Apôtres, puis à recevoir le lendemain la Communion.

Le Christ lui aurait confié désirer que soit célébrée une fête en l'honneur de son Cœur le vendredi qui suit l'octave de la fête de son Corps ; et il aurait appelé Marguerite-Marie « disciple bien-aimée du Cœur Sacré » et héritière de tous Ses trésors.
Quatre ans avant sa mort elle avait dit « Ma chère sœur, vous craignez bien de voir mourir ; mais comptez que je mourrai moi-même entre vos bras et entre ceux de ma sœur de Farges ».
Elle dit le premier jour qu’elle tomba malade : « Venez-me voir, ma chère Sœur, car je mourrai de cette maladie et nous n'aurons pas longtemps à demeurer ensemble. »
Elle s’alita neuf jours avant sa mort et attendit Jésus.

Au cours de sa dernière maladie, elle refusa tout soulagement, ne cessant de répéter : « Ce que j’ai dans le Ciel et ce que je désire sur la terre, c’est toi seul, ô mon Dieu », et elle mourut en prononçant le nom de Jésus.

L'ouverture de l'enquête diocésaine en vue d'une béatification a lieu le 15 octobre 1714.
La discussion au sujet de la mission et des vertus de Marguerite-Marie se poursuivit pendant des dizaines d'années.
On soumit à l’examen la totalité de ses actions, de ses révélations, de ses maximes spirituelles et de son enseignement concernant la dévotion au Sacré-Cœur, qu’elle avait exposé et dont elle était l'apôtre.

Monseigneur Soiffons et un bénédictin de Cluny ont examinés les miracles de Marguerite-Marie et les on décrété véritables par leurs recherches leurs examens et leurs preuves.

Ils énumèrent ses miracles en ces mots : « Elle commande à la mort, aux éléments et aux maladies, et celle qui semble n’être plus, opère encore des prodiges. (…)
La preuve des miracles fréquents de Marie Alacoque est tirée du témoignage de personnes prudentes, jusqu’à l’incrédulité même. »

À terme la Sacrée Congrégation des Rites émet un vote favorable et le 30 mars 1824, cent trente quatre ans après sa mort, le pape LéonXII la proclame Vénérable.

Le 19 août 1864, à la suite de la reconnaissance par l'Église de trois miracles, le bref de Béatification fut signé sous le pontificat de Pie IX.
La cérémonie de béatification a lieu le 18 septembre 1864 à Rome.

Marguerite-Marie Alacoque fut finalement canonisée par Benoît XV le 13 mai 1920.

Elle est fêtée le 16 octobre.

Ses restes reposent dans la chapelle de la visitation à Paray le Monial et de nombreuses et remarquables grâces auraient été obtenues par les pèlerins qui y viennent du monde entier.

En 1925, l'église Santa Margherita Maria Alacoque dans le quartier de l'Esquilin à Rome lui a été dédiée.


Prophéties


Marguerite Marie dit en parlant de Jésus :
«Je comprends que la dévotion au Sacré-Cœur est un dernier effort de son amour envers les chrétiens de ces derniers temps, en leur proposant un objet et des moyens ainsi calculés pour les convaincre de l'aimer."
  

Marguerite Marie a vu :

"La conversion en masse des juifs ; elle n’aura lieu qu’après la mort foudroyante de l’Antéchrist."

"Un sixième de Chrétiens restés fidèles et cinq autres sixièmes du monde sous la domination de l’Antéchrist."

"Un peu plus de trois ans pour la sombre domination de l’Antéchrist. Le siècle de la fin commencera l’an deux mille."

Elle a aussi dit « c’est dommage que le solitaire d’Orval n’ait pas brossé, en cinq ou six coups de pinceau, la mort terrifiante de l’Antéchrist. »

Le 17 Juin 1689, Marguerite Marie dit à sa Mère Supérieure Saumaise :
« Il régnera cet aimable Cœur, malgré Satan et ses suppôts !
Ce mot me transporte de joie et fait toute ma consolation. (…)

Il m’a fait voir son divin Cœur comme un bel arbre qu’Il avait destiné de toute éternité pour prendre son germe et ses racines au milieu de son Institut, pour étendre ensuite ses branches dans les maisons qui la composent afin que chacune puisse recueillir les fruits à son gré. (…)

Ce sont des fruits de vie et de salut éternel (…). »

Par cette dévotion Jésus souhaite « redonner la vie à plusieurs en les retirant du chemin de perdition, en ruinant l’empire de Satan dans les âmes, pour y établir celui de son amour. »

Jésus lui fit au moins douze promesses dont les plus importantes sont : qu'Il bénirait ceux qui honorent Son Sacré-Cœur, qu'Il leur accorderait toutes les grâces dont ils ont besoin, qu'Il leur donnerait la joie de mourir en état de grâce s'ils recevaient la Communion chaque premier vendredi du mois.

D'après le Père Croiset, Marguerite Marie Alacoque a déclaré :
« Je mourrai assurément cette année, parce que je ne souffre plus rien, et pour ne pas empêcher les grands fruits que mon divin Sauveur prétend tirer d'un livre de la dévotion au sacré Cœur de Jésus, que le père N. fera imprimer au plus tôt.

Elle parlait de celui-ci (*voir sources) dont cependant elle ne pouvait avoir naturellement nulle connaissance, puisque non seulement on ne pensait pas, pour lors, à y travailler, mais qu'on lui avait même écrit positivement qu'on ne serait en état d'y penser que dans quelques années »


Le Sacré Cœur

Son principe est d’être un amour du Cœur de Dieu
Son but est d’offrir à Dieu un culte de réparation
Son caractère est d’être un culte public
Son avènement marquera le retour de la paix et de la puissance de l’Eglise
Promesses faites par Notre Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite Marie Alacoque en faveur des personnes dévotes à Son Sacré-Cœur :
1/ Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
2/ Je mettrai la paix dans leur famille.
3/ Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4/ Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5/ Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6/ Les pécheurs trouveront dans mon Cœur une source intarissable de ma miséricorde.
7/Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8/ Les âmes ferventes s’élèveront à une plus grande perfection.
9/ Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.
10/ Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11/ Les personnes qui propageront cette dévotion, auront leur nom inscrit dans mon Cœur et il n’en sera jamais effacé.
12/ A tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois neuf fois de suite, je promets la grâce de la pénitence finale : ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les Sacrements. Mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1918, le Maréchal Foch consacra lui-même les armées françaises au Sacré-Cœur au cours d'une cérémonie privée dans l'Eglise de son quartier général à Bombon.

En octobre 1919, lors de la séance d'ouverture du conseil général de Tarbes, il déclara :
« Si je devais faire l'historique de ce qu'ils furent, ces soldats, ce sont des pages d'épopée que vous entendriez.
Ils ont dépassé toutes les limites de l'endurance, de la valeur et de la bonne volonté.
Dieu sait en quelles épreuves terribles par la durée et la violence.

Les actes accomplis par les évêques, les fidèles et l'armée, pour réaliser le message du Sacré-Cœur, en particulier le déploiement fréquent (malgré les interdits) du drapeau du Sacré-Cœur sur le champ de bataille, joint aux prières, aux sacrifices et aux réparations de toute la France, lui ont attiré la protection du Christ.

Ne nous lassons pas de l'en remercier. »


Sources

* « Abrégé de la vie d'une religieuse de la Visitation de Sainte-Marie, de laquelle Dieu s'est servi pour l'établissement de la dévotion au sacré Cœur de Jésus-Christ, décédée en odeur de sainteté, le 17 octobre de l'année 1690 », Père Croizet


« Vie et œuvres de Sainte Marguerite Alacoque », par le monastère de Paray le Monial, Edition Rue Casette, 1923, (d’après les écrits autobiographiques de la sainte) disponible sur livres-mystiques.com
« Marguerite-Marie, La sainte de Paray », Jean Ladame, Ed Resiac, 1994
« Les faits mystiques de Paray », Jean Ladame, Ed Resiac, 1991
« Culte et dévotion au Sacré-Cœur » Pie XII, Encyclique, 1956, Edition Pierre Téqui

« Nouvelles ecclésiastiques, ou mémoires pour servir à l'histoire de la constitution », Tome I, aux dépens de la compagnie, 1728-1729-1730


« Voix prophétiques ou signes, apparitions et prédictions modernes », l’abbé J.M Curique, édition Victor Palmé, 1872