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domingo, 24 de abril de 2016

Envoyés de Fontgombault, les premiers moines arrivent à Randol en mai 1971 et le nouveau monastère est "inauguré" le 16 octobre de la même année. Le prieuré de Randol est érigé en Abbaye la 21 mars 1981

La vie bénédictine interrompue par la Révolution est restaurée en France par Dom Guéranger, en 1833, à Solesmes (Sarthe).
C'est cette communauté qui relève l'antique abbaye de Fontgombault (Indre) en 1948.
Envoyés de Fontgombault, les premiers moines arrivent à Randol en mai 1971 et le nouveau monastère est "inauguré" le 16 octobre de la même année.
Le prieuré de Randol est érigé en Abbaye la 21 mars 1981 et le premier Abbé de Randol, Dom Éric de Lesquen, reçoit la bénédiction de l'évêque de Clermont, le 24 juin de cette même année.
La dédicace de l'église abbatiale est célébrée solennellement le 5 octobre 1985.
Le 15 novembre 2003, les moines de Randol élisent leur deuxième Abbé, Dom Bertrand de Hédouville, qui reçoit la bénédiction le 30 janvier 2004.

"Sept fois par jour j´ai chanté vos louanges et, au milieu de la nuit, je me suis levé pour vous louer ."
Sept offices quotidiens en­tourent donc la célébration du Sacrifice de la Messe qui est au centre de la vie mo­nastique:
4 h 55 Matines : long offi­ce de la nuit composé de Psau­mes et de Lectures emprun­tés à l´Écriture Sainte et aux Pères de l´Église.
6 h 10 Laudes ;premières "louanges" du jour, à l´heure du lever du soleil, symbole de la glorieuse Ré­surrection du Christ.
7 h Messes lues : chaque prêtre célèbre la Messe, as­sisté d´un frère convers.
Environ toutes les trois heures, les moines se ren­dent à l´Église pour un court office au cours duquel ils chantent trois psaumes:
8 h 20 Prime :la "pre­mière" heure, à l´époque de saint Benoît.
10 h Tièrce : la "troisième" heure; celle où l´Esprit Saint, à la Pencœur des Apô­tres du feu de son Amour.
MESSE CONVENTUELLE CÉLÉBRATION SOLENNELLE DU SACRIFICE EUCHARInde.
14 h 30 None : la "neu­vième" heure, celle où le Christ est mort sur la Croix; celle où le monde passe et où Dieu seul de­meure immuable en sa bien­heureuse perfein.
17 h 15 Vêpres : grande lou­ange de la fin du jour; c´est l´office à la fin duquel on chante le "Magnificat".
20 h 05 Complies : c´est l´ultime prière du soir; celle que l´on dit lorsque la journée s´estaccompe".

Introduction à la vie bénédictine
La vie bénédictine est une vie chrétienne, religieuse, contemplative, et monastique.
I - Une vie chrétienne :
fondée sur la foi, l'espérance, et la charité. Nous les avons reçues au baptême. Le baptême est un événement extraordinaire qui se donne au nom de la Trinité tout entière. C'est une semence, un germe de vie divine.
Tout l'effort de notre vie sera de conserver, de développer, de faire fructifier cette semence. Nous voulons ouvrir toutes grandes les portes à Dieu et à la grâce, pour atteindre la sainteté.
Vatican II parle « d'une vocation universelle à la sainteté », qui n'est donc pas réservée aux prêtres et aux religieux puisque de nombreux laïcs ont été canonisés.

II - Une vie religieuse :
dont le but est de faire croître cette semence le plus rapidement, le plus sûrement possible. C'est une marche vers Dieu par la route la plus rapide et la plus sûre. Le moine doit donc se rendre libre et, pour ce faire, ne pas s'encombrer de bagages, prendre les chemins de traverse. C'est pourquoi il fait trois vœux.
Les trois vœux :
- Le vœu de pauvreté :
ce n'est pas la recherche d'une vie de misère mais un renoncement à ce que l'on possède : « Va, et vends tout ce que tu as.... » dit l'Évangile. Le vœu de pauvreté est un sacrifice mais c'est surtout une libération : quand il perdait ou cassait quelque chose, saint François de Sales avait l'habitude de dire : « Ah ! Encore une chose dont je n'aurai pas à me détacher au moment de la mort. »
Le vœu de pauvreté est donc un attachement plénier à Dieu.
- Le vœu de chasteté :
c'est le renoncement au mariage, à la famille, à ses joies légitimes.« L'homme qui est marié a souci des affaires du monde, cherche à plaire à sa femme ; et le voilà partagé. L'homme qui n'est pas marié a souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. » (1 Co 7, 32 34) D'après Dom Delatte, « la perfection du vœu de pauvreté consiste à n'être riche que de Dieu; la perfection du voeu de chasteté, à n'avoir d'affection que pour Dieu et selon lui. »
- Le vœu d'obéissance :
est le renoncement à notre bien le plus encombrant : notre propre volonté. D'où une libération totale en nous livrant à la volonté de Dieu manifestée par un supérieur.
Mais il y a là un paradoxe : comment être libre en obéissant?
Pour prendre une image : la truite ou le milan royal, que l'on voit à Randol, sont libres quand ils sont dans leur élément ; l'eau pour l'une, l'air pour l'autre. L'homme est libre quand il est dans son élément : quand il vit pour accomplir ce que Dieu a prévu pour lui.
Le religieux, le moine, quand il vit pour accomplir ce que Dieu a prévu pour lui, conforme sa volonté à la volonté de Dieu signifiée, manifestée par la règle écrite et par un supérieur, règle vivante.
"L'obéissance immédiate est le propre de ceux qui n'ont rien de plus cher que le Christ."